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Archives pour février 2012

Les crises salutaires…

La nature de l’homme est d’être bien dans ses baskets…

Je ne crois pas que la névrose et le mal être qui en découle soit une situation normale et obligatoire, n’en déplaise au courant de la pensée psychanalytique…

Oui, nous sommes tous des névrosés, puisque chaque vie, chaque enfance porte son quota de difficultés et de souffrances… L’imperfection du monde est une réalité et nous devons affronter des parents qui font des erreurs, un environnement difficile, des malheurs petits ou grands… Tous.

Mais cela peut changer. Ce n’est pas une condamnation à perpette.

Et, je crois, heureusement.

On préfèrerait le contraire. On préfèrerait avoir eu une belle enfance heureuse et douce, et pouvoir offrir ce cadeau à nos propres enfants….

Cette illusion, ce rêve est dangereux. Car d’une part, il est impossible, d’autre part il empêcherait chacun de devenir lui même. Cela lui couperait ses capacité de maîtriser sa vie, d’agir. ce serait comme de lui couper bras et jambes. C’est par notre action que l’on devient qui on est.

C’est dans les crises et les épreuves qu’on trouve la voie vers notre identité et la valeur de notre humanité. C’est en réagissant à des évènements ou à des personnes qui se dressent contre nous que nous pouvons nous affirmer et ressentir la fierté et le sentiment d’existence. Nous avons tous une façon d’exister qui nous est propre, mais pour s’épanouir, pour naître même, il faut que nous le décidions. Là est notre liberté et notre raison d’être humains. Il faut faire un choix d’être.

Quelqu’un à qui tout est donné, qui n’a rien à faire pour combler ses besoins, qui n’a jamais lutté, ne peux choisir. Il ne sait même pas qu’il est libre. Il attend tout de cet environnement qui lui a tout donné. Illusion de la fusion, illusion de rester dans cet état de dépendance primordiale du ventre maternel, quand nous n’étions pas encore nous mêmes mais une promesse en devenir…

Une crise n’est pas un accident de parcours. Ce n’est pas un malheur qui nous écrase. C’est une merveilleuse leçon qui va nous pousser à trouver le sentiment de notre existence en notre identité. Capable de tout, et surtout capable de se construire son propre bonheur d’être vivant…

Et une crise de société est une source d’innovation et de créativité, pour peu que l’on saisisse le message.

Notre monde applique de mauvaises solutions, de mauvais comportements. On pille nos ressources naturelles, on méprise et opprime les pauvres, on ne respecte plus l’humain dans nos rapports de travail, chaque personne devient un objet consommable et consommé dans une logique perverse… STOP !

La crise est là pour nous demander de changer. Simplement.

Mais les résistances sont nombreuses, surtout de la part de ceux qui ramassent les dividendes de la crise. Une crise qu’ils ont créé pour éponger le système libéral et en tirer le maximum de profit. Seulement, ils ne se rendent pas compte que si cela marche à court terme  (et le CAC 40 continue de monter pendant que les peuples se serrent la ceinture), ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Car la crise va accoucher de changements majeurs. La souffrance des peuples et des individus finit toujours par créer l’obligation de changement… La marmite sous pression finit fatalement par exploser…

Espérons que ce ne sera pas trop violent…

Ode à la paresse…

Bienheureuse fatigue…

Ce soir j’avais envie d’écrire un truc brillant, drôle et pétillant…

En fait de pétillant, je ressemble plutôt à une coca éventé. Crevée, HS, kaput…

Alors tant pis, je vais m’autoriser à être molle, apathique et inefficace. L’antithèse du modèle quasi théocratique qu’on nous impose à longueur de pubs, médias, livres et directives de travail.

Théocratique car c’est devenu un dogme religieux. Haro le looseur, à abattre l’hérétique, celui qui ne voue pas un culte à la jeunesse, à la forme, au dynamisme, à la performance…

Quitte à se détruire à force de stress, refoulant ses états d’âmes et cachant ses fragilités… mais au moins, ne gênons pas les autres en oubliant de sourire et d’afficher un bien être factice et prudent: ‘ça va? » « Bien sûr que ça va… »

Ben non. Moi, je suis crevée, c’est normal. Ce n’est ni une maladie, ni une tare. Simplement le résultat de beaucoup d’efforts et de mon âge… Et je n’ai pas envie de faire semblant. Aujourd’hui, je suis nulle. Voilà. Et cela ne me dérange pas. Pas envie de faire semblant ou de me forcer.

Alors, je vais simplement ne rien faire, paresser, me reposer en attendant que cela aille mieux…

Attendre, apprendre la lenteur…

Et ça ira mieux…
simplement

naturellement

Sans médoc ou cache misère approchant (alcool, coke etc.)

Bonne nuit….

drogue du dragon et zenitude

L’autre jour, une amie m’a parlé de son médecin chinois qui, selon elle, fait des merveilles

Il nous permet de rééquilibrer les énergies, retravailler notre corps et nous mettre sur la Voie (du Tao et surtout du bien être).

Pas faiseur de miracles (tu bois ça, petite madame, et tout tes soucis disparaissent… retour d’affection assuré, plus bobo partout…), mais il accompagne une prise en main de notre propre bien être.

Ca m’a plu.

Retrouver le chemin de la sérénité et de la sagesse dans une vie actuellement un peu bousculée, n’était pas fait pour me déplaire.

Alors j’ai essayé.

Je me suis retrouvée, en culotte, bleue de froid sur un côté (l’autre était gentiment recouvert d’un léger plaid… mais j’ai DEUX côtés… et ce que je gagnais en chaleur, je le perdais de l’autre…mais bon… Il faut souffrir un peu pour ne plus souffrir du tout…) avec des aiguilles piquées un peu partout (genre hérisson pelé: les hérisson ont les piquants quand même plus fournis), et papotant l’air de rien de mes maux et soucis, avec le docteur.

Bon, c’est vrai que quand il écrivait fébrilement sur son petit carnet des trucs qui devaient me concerner et qui, à voir sa tête, n’étaient pas terribles, je n’étais pas très fière. Sans compter qu’être à moitié à poil sur une table, même chez le docteur qui en a vu d’autres, c’est pas un must. Enfin, pas pour moi… bref… j’espérais que mon cas n’était pas désespéré…

Question posée: « Alors, docteur? » , il m’a expliqué que c’était un peu le bordel énergétique là dedans, mais rien d’exceptionnel, et qu’avec un peu de « bonne » respiration, et un bon remède, on améliore les choses… (en évitant la proximité des fumeurs, des pots d’échappement et de Sévéso… ce qui n’est pas toujours évident)

Puis, alors que je me rhabillais, il a sorti LE flacon, la super potion aux ingrédients secrets (que des plantes… bon j’évite la couille du dragon, et la bave de chauve souris, c’est déjà ça…) qui allait potentialiser tout ça. Et me redonner une énergie d’enfer dont j’ai bien besoin en ce moment…

10 gouttes trois fois par jour et je m’ouvre la porte du calme, de la sérénité et du zen…

Yes ! Fastoche !

Sauf que… ces P… de gouttes, elles gouttent pas !

C’est un truc à rendre fou de stress un moine zen parvenu aux abords de la Grande illumination… et le renvoyer à son noviciat…

On est là, le matin, dans la cuisine froide, les pieds sur le carreaux gelés car on n’a pas réussi à retrouvé ses chaussons (ils étaient bien pourtant là, hier soir ??? Qui a pris mes chaussons pendant la nuit ???), un verre d’eau devant soi et le flacon à la main. On renverse le flacon pour obtenir nos dix gouttes. (« très important de compter » a dit le médecin).

Rien.

Rien.

Un semblant d’humidité arrive sur le goulot. Ah, on se dit, c’est parti. Dix gouttes et je peux aller me réchauffer dans la salle de bain…

Non. Elle ne tombe pas. Elle est là, la goutte, elle nous regarde, nous nargue, mais elle ne tombe pas dans le verre.

Alors on secoue. Parce qu’on est énervé et frigorifié…

Là, il y a des trucs qui tombent. On ne sait pas combien. Un certain nombre.

Alors on culpabilise. On se calme. On va faire comme le monsieur il a dit et on essaie de compter les suivantes.

Rien

Rien

Une goutte… deux gouttes (youpi…. en fait, on s’est énervé pour rien, une fois l’avalanche de gouttes enclenchée, c’est parti)

Trois gouttes (avec celles du début, on doit être à 5?, 6? Reste 4 gouttes) Tout va bien….

Rien

Rien

Rien

Alors là, moi, je pète un câble et je secoue le pauvre flacon comme un malheureux au dessus du verre et j’avale.

je ne sais pas combien de gouttes mais je m’en fous…

Conclusion: je ne sais pas si je vais retrouver mon énergie… et je vais acheter un compte gouttes…

 


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