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Archives pour janvier 2012

Savoir être libre et heureux… essayer

Ces derniers jours, mois, j’ai été  sous tension et cela a été difficile à vivre d’autant plus que je touchais là le fond du problème…
Enfin, il me semble…
Une certaine (fausse) image de moi, héritée et réactivée ces derniers temps est revenue imposer sa pitoyable loi… Et une manière de concevoir la vie qui me faisait croire que j’avais besoin de l’autre (et que l’autre avait besoin de moi) s’est imposée comme une évidence au delà de laquelle il n’y avait que le vide.
Ce n’est pas totalement faux, cette histoire de besoin, d’ailleurs.
On a besoin des autres, qu’on le veuille ou non.
La solitude n’est pas une bonne chose, sauf si elle est provisoire et acceptée comme une étape de vie, pas un but.
Il n’est pas bon pour l’être humain d’être seul… c’est même dans la Bible… Alors…
Nous avons besoin les uns des autres. Il faut avoir l’humilité de l’accepter.
Mais pas pour tout. Il est des choses pour lesquelles l’autre ne peut nous aider.
Il est inefficace et peut même être néfaste.
Il s’agit du choix de notre vie et de la construction de notre bonheur.
Ce sont des choses éminemment personnelles que nous devons faire seuls car c’est l’unique moyen d’y parvenir.
Nous seuls pouvons poser les bons choix pour nous.
Même avec la meilleure volonté du monde, personne ne peut le faire à notre place.
C’est là qu’il faut éviter la dépendance. Demander à l’autre de nous rendre heureux est un leurre, une mission impossible.
Un choix de vie éminemment dangereux.
C’est trop lourd pour l’autre, même s’il le souhaite, car cela le place dans une situation d’échec obligé et le culpabilise.
Et s’il ne le souhaite pas, c’est encore pire. Soit il va passer son chemin et on aura le coeur bêtement brisé d’un amour non partagé (que l’on croit, parce que ce n’est pas de l’amour mais de la dépendance…) Soit, il va cyniquement profiter de nous, nous utiliser pour son plaisir personnel puisqu’il sent en nous une telle demande qu’on est prêt à tout pour qu’il s’intéresse à nous, et puis, simplement nous jeter, une fois usagés… Pas fun. A mettre au féminin comme au masculin…
Dans tous les cas, c’est dangereux pour nous car nous vivons dans l’angoisse que le détenteur de notre bonheur, celui qui l’a pris en charge, le laisse tomber et nous abandonne…
Ce qui ne manque pas d’arriver.

Petite chronique vestimentaire et impertinente 1

Ca y est, les soldes battent le rappel !

A vos cartes bleues, chéquiers, espèces ! On fait des cadeaux, on brade, on dézingue, on se débarrasse, on vous donne tout ce que vous voulez à pas cher… C’est tout juste si vous n’allez pas gagner de l’argent en vidant votre compte en banque…

C’est le moment de renouveler sa garde robe et de craquer pour la doudoune hyper chaude dont on a eu l’impression d’avoir  besoin il y a 3 semaines (mais elle était à 150 euros… donc, on l’a simplement regardée dans la vitrine en se gelant dans notre manteau de drap… et puis on a marché un peu vite pour rentrer et cela nous a réchauffée, d’autant plus qu’un bon feu et un bon chauffage nous attendait à la maison… On n’est quand même pas Causette…) mais qui ne nous servira pas vraiment aujourd’hui, puisque le temps se radoucit et que nous allons sortir de l’hiver… Même si elle est à 50% de rabais…

Oui, mais… (les stoppeuses ont plein d’arguments…), l’année prochaine, on sera bien contente de l’avoir !

Pas sûr… Je me suis faite avoir, souvent, par ce raisonnement simili-raisonnable : profiter des soldes pour s’habiller pour la saison suivante.

Sauf que… Cette année il a fait froid, d’où l’envie de trucs hyper douillets et chauds, et puis l’année prochaine, l’hivers sera doux et en plus, on aura rencontré l’homme de notre vie, d’où l’envie de trucs sexy, mettant en valeur notre silhouette de sylphide (oui, bon, presque…), en tout cas plus légers et n’ayant rien à voir avec des pulls et autres doudounes nous transformant en bonhomme Chamallow ou Michelin…

Et vice versa. On a prévu un été torride (dans tous les sens du terme) avec des robes légères et vaporeuses, chic et glam, des sandales à talons infinis qui nous font jouer aux starlettes… et puis on se retrouve chez tante Yvette, dans sa grange baba cool du Larzac, avec comme compagnie mâle, le choix exaltant entre les béliers du troupeaux ou Bébert (75 balais qui en paraissent 90, petite anisette aidant…) qui campe et philosophe au café du village… no comment…

Bon, et puis… tous ces trucs dont-on-ne-pouvait-pas-se-passer-et-en-plus-c’est-une-affaire, il faut bien les caser quelque part chez nous.

Or, année après année, à force de craquages-soldes, notre armoire à vêtement a tendance à exploser…

Deux solutions:

  1. Virer tout ce qu’on a dedans. Sauf le jean et le teeshirt qu’on met tout le temps et systématiquement. Bon, éventuellement 2 ou 3 teeshirt et un ou deux pulls… Il faut bien avouer que les trois quart de notre garde robe, on la regarde, on hésite, on essaye, et puis, flûte, on remet le truc dont on a l’habitude. Enfin moi, je fais comme cela, avec mon sempiternel jean tout raccommodé. (Mais c’est vrai que je ne suis pas une fashion victime… mea culpa…) Cela a l’avantage de faire de la place et des heureux (on donne généreusement aux organisations caritatives qui sont là pour ça…) Le problème, c’est qu’il faut bien avouer qu’à chaque fois que je l’ai fait, après un moment d’euphorie et de libération immédiat, j’ai du racheter la même chose, au prix fort… Ben oui, après 5 années pendant lesquelles la robe que j’ai donnée est restée pendue, inutilisée dans mon placard, la mode la met subitement au best of de la saison, et c’est la robe qu’il faut avoir sous peine d’être ringarde… Et j’ai subitement envie d’être féminine… Coût de l’opération : cher.
  2. Tout garder et tout serrer dans les rangements. En caser partout: sous le lit, dans l’armoire des enfants, dans des caisses à la cave, etc. Oui… Sauf que, il faut avoir de la place, une mémoire d’ordinateur et de la patience car on ne retrouve jamais rien dans cet amoncellement de trucs divers et variés… Et moi, ça m’est arrivé d’acheter deux fois la même chose parce que j’avais oublié quej’avais ce short tendance dans un coin… caché au fond d’un placard. Coût de l’opération : cher. Et encombrant.
Bref…
Au lieu de faire les soldes, je suis allée voir un psy…
Coût de l’opération : cher aussi… alors…

 

La première gorgée de thé

Certains se délectent d’une « première gorgée de bière », moi, ce serait plutôt ma première gorgée de thé qui me rend la vie, le matin, lorsque j’émerge, ébouriffée, de dessous ma couette…

Sans elle, je ne suis qu’un zombie version mollusque qui n’arrive pas à reprendre forme humaine.

Je regarde d’un air vague la boisson ambrée qui miroite (si, si, mon thé miroite. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en ai aucune idée, mais le fait est là. Ma première vision du matin est assez incertaine pour que je voie mon thé miroiter…).

Bref, mon thé miroite dans ma tasse, elle même posée sur un plateau qui repose sur mes genoux (enfin, je suppose que ce sont mes genoux en dessous de la couette. Je n’ai pas vérifié mais ce serait assez logique.

Après avoir réussi à attraper correctement ma tasse, je la porte à mes lèvres desséchées et je bois un peu de thé.

C’est chaud, presque brûlant, et cela éveille mes sens anesthésiés avec un frisson de bonheur. Réconfortant.

Il est ainsi des petits instants de bonheur qui, pour peu que l’on sache les saisir donnent à la vie sa douceur et la rend confortable.

Cela ne dure pas. C’est à attraper au vol dans le présent et à laisser passer en lui souriant avec reconnaissance.

Un sourire né de la certitude que ce moment reviendra, fidèle, tous les matins, si j’en ai envie.

Trouver le bonheur n’est pas si difficile. Mais nous avons souvent une conception grandilocante du bonheur qui nous pousse à lui courir après sans jamais parvenir à le rattraper. Ce qui n’est pas très étonnant puisqu’il est inaccessible dès le départ.

D’où nous viennent ces idées d’un bonheur parfait, total et inoxydable? Un truc immobile qui comblerait totalement toutes nos aspirations dans une béatitude… molle et froide. Quelque chose qui nous emporte une fois pour toute et qui ne bouge plus. Le rêve du « paradis » éternel.

Or, ce qui ne bouge pas est mort. Ce qui ne grandit pas, ne change pas, n’évolue pas est en dehors de la vie.

Petite, j’étais paniquée par l’éternité infinie du paradis promise par la religion. Si l’on a tout ce que l’on veut, d’un coup, si l’on ne peut plus rien désirer, si chaque instant est l’exacte réplique du passé et de l’avenir puisque le temps est aboli… mais qu’est ce qu’on doit s’emmerder !

Je préfère, moi me contenter des bonheurs plus modestes de la vie toute simple.

Ces bonheurs qui nous font pousser un soupir de bien-être en souriant. Ces bonheurs que l’on peut s’offrir quel que soient nos moyens.

La première gorgée de thé du matin, le sourire d’un enfant, un bon chocolat, la beauté de la nature, renoncer à être parfait et efficace, un ciel d’orage, rouge et noir, une oeuvre d’art dans un musée, prendre le temps de rêver, se rendre compte que quelqu’un vous aime, une musique, rendre un service et créer du bonheur chez un autre, prendre un bon bain chaud, croquer dans une tartine…

Encore faut-il accepter ces cadeaux là…

Peut être que les gens heureux sont simplement ceux qui s’aiment assez pour être attentifs à tout ce que le vie nous offre comme occasions ‘être heureux, et qui osent les pêcher et en profiter sans vouloir mieux…

Je ne sais pas….

 


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