DSK… tristes plaisirs

Oui, ce qu’il a du faire, c’est anormal. Mais il y a une échelle.
Cette échelle est liée à la culture, et nous sommes différents, aux states et chez nous… cela dit…

Cela dit, en tant que femme, ce genre de gros dégueulasse, cela me fait plus rire que peur.

Je trouve cela pitoyable, un mec de cet âge qui se croit irrésistible à poil alors qu’il est simplement ridicule, un mec qui croit qu’en essayant de forcer les choses, il va pouvoir satisfaire ses pulsions, un mec qui croit que parce qu’il a du fric, il va pouvoir s’offrir ce qu’il veut sans respecter l’autre.
Je ne l’aurais pas griffé, moi,  j’aurais ri, je me serais moqué de sa pauvre vieille queue fripée (même bandante) et mon rire l’aurait certainement plus blessé qu’une griffure (qui peut encore lui faire croire qu’il est un sauvage puissant puisque sa victime se défend et joue le jeu)… Et si il avait insisté, un grand coup de genou dans ses bijoux de famille, et l’histoire est réglée.
Pas la peine de jouer la pauvre petite victime traumatisée…

En tant que femme, je m’insurge contre cette vision de la femme forcément fragilounette, pauvre petite chose à protéger…
Non, un DSK à poil, cela ne fait pas peur à une femme. C’est minable et ridicule, c’est tout. Pitoyable.
(Sauf s’ils sont plusieurs ou s’ils ont une arme à la main… là c’est une autre histoire…)
Mais je mets au défi ce pauvre mec de violer une femme à mains nues ! Enfin cul nu…

L’histoire qu’on nous raconte à longueur de médias, c’est du sexisme, simplement (et je pense que toutes les femmes qui connaissent leur dignité et leur capacité à se défendre contre l’avidité crétine des hommes (qui passent, ce faisant à côté du meilleur, mais bon…) seront de mon avis)

Ainsi, cela permet d’accréditer l’idée qu’une femme, petite chose fragile et sensible, qu’on peut si facilement traumatiser,  ne peut avoir des responsabilités lourdes, ni  assumer des situations difficiles (pourtant, Dieu sait qu’elle le font tout le temps en assumant la couardise de leurs hommes), qu’elles ne peuvent être suffisamment solides pour affronte des conflits ou des postes de direction de grosses boites…. voire d’un pays….

Juste bonne à faire le ménage au Sofitel, quoi !

Alors, qu’on arrête ce char ridicule et qu’on cesse de condamner un homme, et à nous raconter une version Walt Disney avec le méchant obsédé sexuel et la gentille et pure jeune femme, sans savoir le fin fond de l’histoire…

Je n’aime pas tirer sur une ambulance…  C’est si facile de faire de cet homme (très con dans cette histoire je vous l’accorde) un bouc émissaire, et d’exhumer des: « je le savais » ou « la dernière fois que je l’ai vu, il m’a pincé les fesses »… C’est nul…

Pour avoir fréquenté, il fut un temps, les milieux politiques et arpenté les couloirs de l’assemblée nationale, je sais combien les hommes de pouvoir, aussi vieux et moches soient ils sont environnés de nanas excitées, toutes prêtes à entrer dans leur lit et s’offrant pour rien. Le pouvoir attire certaines femmes comme la lumière attire les mouches (ou la merde)… Pas facile dans ces conditions de garder la tête froide, pour un homme public… et raison garder.

D’autre part, je sais d’expérience que les vraies victimes sont celles qui font le moins de bruit. Celles qui pleurent, hurlent et font tout un cinéma devant le juge sont rarement sincères. Généralement, c’est du théâtre pour obtenir quelque chose. J’ai le souvenir d’une femme qui était presque convaincante dans ses larmes, ses main tordues et ses hocquètements… sauf que c’était elle qui battait son mari après l’avoir ruiné… Les vraies victimes sont plutôt abasourdies par le traumatisme. La vraie souffrance est souvent muette. (cf les rescapés des camps) L’horreur, la terreur, la douleur subie n’ont pas de mots… Il y a blocage cognitif, c’est une réaction de défense psychologique. J’ai le souvenir de la dignité d’un père de famille dont toute la famille avait péri à cause d’un chauffard. J’ai aussi le souvenir d’une petite fille, sage et calme à la barre, racontant des choses d’une voix douce, comme des évidences, en s’excusant presque, alors que ce qu’elle disait me donnait envie de vomir d’horreur.
Et d’autres…

Je ne dis pas qu’elle simule, cette dame. Mais je pense que ses motivations, dans cette affaires sont plus complexes qu’on veut bien nous le faire croire… Ou alors, c’est une nunuche de premier ordre. A 34 ans, c’est assez désolant…

Je n’ai pas entendu parler des faits bruts, de la version de DSK lui même, d’équilibre et de neutralité. Mais l’acte d’accusation présenté comme des faits avérés, la condamnation quasi posée comme une évidence, déjà faite. Aucun questionnement, si ce n’est celui du complot, qui ne tient évidemment pas,  ce qui permet de le ridiculiser et de couper court à une autre version des faits que celui du procureur (ou  son équivalent US)

Certes, je n’ai pas la télé, et je n’ai pas entendu tt ce qui se dit ou écrit… donc… je n’affirme rien

Dans cette histoire, je sens cela une histoire pitoyable que l’on monte en épingle, que l’on dramatise comme dans un mauvais sitcom, qui fait les choux gras de tout ce petit monde parisiano-politico-médiatique sur le dos d’un ex collègue… Un truc qui permet de faire du chiffre… beurk….

Et je ne suis ni socialiste ni une fan de DSK. Mais j’ai tendance à considérer qu’il a droit à un traitement humain (comme la jeune femme d’ailleurs), en l’occurrence, à avoir une défense  et qu’on laisse faire la justice (si tant est que la justice existe aux US) Bon, Voilà…

Ah, si, cela va faire un an et demi…

Et toujours rien…

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Bonne nuit….

2 commentaires à “DSK… tristes plaisirs”


  1. 0 Amaury Darton 19 mai 2011 à 22:00

    Vae Victis

    Répondre

  2. 1 Amaury Darton 25 mai 2011 à 21:17

    « Il n’y a pas que le succès qui attire les femmes chez un homme de spectacle. Il y a aussi la reconnaissance du gladiateur qui affronte la foule, laquelle peut à tout moment déchiqueter et détruire sa créature. »
    Michel Houellebecq, La possibilité d’une ile

    Les meilleurs gladiateurs sont ceux qui se moquent de la mort, pour qui mourir le lendemain ou dix ans plus tard ne fait aucune différence.
    DSK connaissait les règles, il a joué et bien joué, et il a finalement perdu. Ce qui lui arrive n’est ni triste ni réjouissant, sauf pour la plèbe qui regarde le spectacle. C’est un joueur en moins sur le terrain, rien de plus.

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