Et si on parlait d’amour…

Oh lala, j’ai  bien conscience de dire un gros mot, là !

Mais bon, j’ai beaucoup parlé de sexe pour les  garçons (c’est quand même cela qui les intéresse le plus dans les relations entre les être humains…), or, je suis une fille, et donc j »ai bien envie de parler d’amour…

Salut, mes amies, mes soeurs !

Pour qui une rencontre avec un homme a des conséquences sentimentales… qu’on ne veuille ou non.

Dimanche, 20 h. Les carottes sont en train de cuire et je vous écris depuis la table de la cuisine.

Dehors, le soleil se couche et illumine les rosiers et la maison d’en face. C’est joli comme une enluminure…

J’écoute Gaetan Roussel… j’aime bien. « here comes trouble… » tu l’as dit, Gaetan! Dès que l’on parle d’amour, les mecs sortent leur flingue !!!! (ce qui ne les empêche pas de tomber amoureux… mais ils s’en défendent bien…jusqu’à se l’interdire et refouler leurs sentiments au plus profond d’eux mêmes…)

Cet après midi, j’ai regardé « Balzac et la petite tailleuse chinoise » en repassant. Très chouette. Les enfants étaient avec leur père… partis ce matin après la chasse aux oeufs dans la maison (le jardin trempé, il pleut à Nantes…).

J’avoue que j’ai apprécié ces heures de silence et de solitude… J’en aurais bien pris double dose…
J’ai lu (Murakami), dormi, cuisiné des petits gâteaux avec le cassis du jardin, pris le thé dans mon hamac, baladé le chien…

Je comprends que, pour un homme, la vie de baroudeur libre de toute attache et d’obligation puisse faire envie… Moi aussi, j’y aspire, même si je ne suis pas un mec, et les charges que j’ai sur le dos me paraissent parfois bien lourdes. S’autoriser à vivre pour moi seule, moi qui ne vivais que pour les autres…

Pouvoir ne rien prévoir, décider du jour au lendemain ce que l’on va faire, ne se sentir lié à rien, être capable de se casser pour un WE cool si l’on veut, s’ouvrir à plein d’autres choses car on ne dépend de personne et personne ne dépend de vous, pouvoir être seul quand on en a besoin et envie, ne tenir compte que de soi… oui, cela fait rêver…

Mais je persiste à dire que, comme chaque chose a son revers, cette liberté-là, un peu excessive, suppose de sacrifier une autre chose essentielle, l’amour de l’autre… et la jouissance d’être aimé.

La liberté et l’amour sont deux choses à équilibrer dans une vie. Ne choisir que l’une ou l’autre condamne à la solitude ou à la dépendance. Deux manières de mourir à soi. Il ne faut par vivre « pour » l’autre ou « sans » l’autre, il faut vivre avec soi et l’autre…

« Parfois, ce sentiment de solitude, comme de l’acide qui se déverse d’une bouteille, peut ronger inconsciemment le cœur de quelqu’un et le dissoudre. … Ma solitude me protège, mais en même temps elle me meurtrit sans cesse de l’intérieur, insidieusement. » C’est pas moi qui le dit, c’est Murakami…

Les blessures émotionnelles sont le prix à payer pour être vraiment soi même.

Et pour cela il faut prendre le risque de l’émotion et de la relation à l’autre.

Je crois que je suis en train d’en payer le prix…

Bon les carottes sont cuites… dans tous les sens du terme…. Sourires…. je fais manger les enfants.

22h.
Il était une fois une histoire dans ma vie, l’histoire d’une source….

Nous étions chacun dans un excès inverse dû à la même souffrance. Cela nous a rapproché et aurait pu nous aider à évoluer vers plus d’équilibre, moi, aller vers lui, lui aller vers moi….Nous libérer des boulets trop lourds de notre histoire, de nos carapaces. Non pas changer mais prendre de la hauteur face à nos comportements de défense et nous en libérer. C’est le chemin que je suis, grâce à lui, certainement… Mais lui ?

Je crois que toute cette année, je l’ai vraiment aimé. Pas pour ce qu’il aurait pu m’apporter ou ce que j’aurais voulu qu’il soit, mais pour ce qu’il est. Avec ses qualités et ses défauts. C’est un mec génial… dommage qu’il ne le sache pas.

Mais la source d’amour entre nous, eau fraîche à laquelle je m’abreuvais, s’est peu à peu tarie.

Non pas par elle même, je crois, mais parce qu’un gros rocher de peur-panique lui a obstrué le passage pour aller vers moi. Et je ne peux rien faire, ni forage, ni creuser pour l’enlever. C’est de son ressort et de lui seul…

Mais moi, je ne peux rester indéfiniment face à cette source asséchée… J’ai besoin d’eau, de vie, d’amour, de plaisir, de joie… et je vais donc aller vers d’autres sources, le coeur si triste…

C’est vraiment dur de renoncer à aimer !

Enfin, je crois que je l’aimerais toujours mais d’une autre manière. Il m’a apporté beaucoup, je ne l’oublie pas… J’aurais tellement voulu le rendre heureux… C’est un échec douloureux. Mais on ne fait pas le bonheur des autres malgré eux. Et ma manière de l’aimer est peut être de respecter ce qu’il est et de m’effacer… de respecter sa peur.

Je tourne la page…

Décidé de ne plus me poser de questions sur cette histoire. L’oublier, tant qu’elle me fait souffrir, passer à autre chose… jusqu’au moment où je pourrais de nouveau en sourire comme d’une belle expérience.
Et d’espérer rencontrer un homme qui saura m’aimer, lui… Et que j’aimerai. J’ai besoin de cette dynamique là…

2 commentaires à “Et si on parlait d’amour…”


  1. 0 Amaury Darton 30 avr 2011 à 20:51

    Quand on trouve une source, on ne l’oublie jamais. On peut ne pas laisser de traces et pourtant souvent retourner y boire. D’autant plus lorsqu’on la voit commencer à couler à gros bouillon.

    http://www.youtube.com/watch?v=HZ6I8xwvwXk

    :)

    Répondre

  2. 1 Amaury Darton 30 avr 2011 à 21:03

    juste pour voir si le com est bien passé.

    Répondre

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