Des joies du printemps…

Je vous parlerais plus tard de l’horrible fait divers glauque chez des gens très comme il faut, qui a eu lieu dans notre bonne ville de Nantes… Un crime qui, compte tenu de mes modestes observations sur le milieu catho coincé local ne m’a pas du tout étonnée… Lorsque l’on sème le vent…mais en attendant cet article croustillant « Nantes, cité de la peur… » Voici autre chose…

Ca y est, le printemps nantais est revenu. Et ses joies intempestives également…

Cette année, j’ai enfin l’intention de profiter du jardin… Je m’en vais cet été, donc je vais passer mes derniers mois en propriétaire d’un espace vert privatif… relativement généreusement constellé de crottes de chien et parsemé à peu près partout de mauvaises herbes… Mais je vais faire écolo et laisser pousser tout ce qui en a envie… dans un souci d’équilibre écologique et de protection de la diversité de la flore… Enfin, surtout par une flemme monstrueuse. Sortir la tondeuse me fait chier… (pardon) et je préfère, de beaucoup révasser dans mon hamac…

Je l’adore, mon hamac… Et je crains de ne pas pouvoir l’utiliser au mieux dans mon futur appartement parisien…

Un livre à la main que je lis de temps en temps, je me laisse bercer dans un complexe régressif absolument délicieux et je perds la notion du temps…

Génial ! j’en oublie même de penser et je me concentre sur mes perceptions. Le vent qui me caresse de temps en temps le corps abandonné, la chaleur du soleil qui joue à cache cache avec les nuages et qui vient ainsi éclairer par intermitence mes pages ou mon visage, les chants des oiseaux qui se font la cour dans les cerisiers, le bruissement des feuilles qui ont poussé en quelques jours après la pluie de pétales blanches qui a recouverts mon jardin, le ciel plutôt bleu, les nuages, le bruit d’un avion qui rentre au bercail, les cris des enfants des voisins, les conversations des miens pour réparer la vieille piscine… Je suis lovée dans le présent et j’écoute ma respiration devenir plus ample et tranquille. Je ferme les yeux pour un somme, de temps en temps… Je suis. Ici et maintenant. Et cela suffit…

Et il y a d’autres bonheurs, ici, au printemps… Etendre son linge par un soleil éclatant et le retrouver trempé et même par terre à cause d’un grain mutin qui est passé par là pendant qu’on était parti faire une course… j’adore !!! Surtout qu’après, vu que le grain n’a pas la fonction essorage de ma machine, cela met 3 jours à sécher dans mon arrière cuisine…

Dans le même genre, on sort en jupette légère et on se retrouve 10 mn plus atrd à courir sous la pluie, à se geler et à faire patauger nos nus-pieds tout neufs dansdes flaques boueuses et polluées. Ou l’inverse. On part au travail emmitouflé dans un imper et un pull parce que ça caille le matin et on se trimballe le tout pendant toute la journée car miraculeusement, à peine arrivé à destination il faut un soleil d’enfer. ..

Il semblerait qu’il n’y ait que moi que cela gène, au demeurant. Les autochtones sont immunisés et font une danse de la joie dès qu’il pleut…Il y a aussi le ménage à faire quasi tout le temps avec trois gamins et un chien qui passent leur temps à rentrer et sortir sans s’essuyer les pieds… J’adore aussi !

Et puis, on se réessaye au vélo… Ben oui, c’est la saison… Et on va respirer goulument les gaz d’échappement (il y a nettement plus de4x4 et de grosses familiales en ville que d’écolo en vélo), et se taper les côtes nantaises derrière les bus qui freinent brusquement, déboitent et font mille facéties très rigolotes… Quant aux ronds points nantais, il faut que je vous en parle avant de partir d’ici. Car c’est, encore plus une spécialité d’ici que les crèpes !

Nous avons le privilège d’avoir les ronds points les plus incompréhensibles que je connaisse. Je ne sais pas si il y en a de pires ailleurs, mais cela me parait peu probable. Imaginez, vous arrivez rond point de Rennes (un très grand cru… embouteillage garanti pendant des heures), il y a des voitures qui vous arrivent de partout sans que l’on puisse imaginer qui peut bien avoir la priorité. La raison en est qu’il n’y a pas un rond point, mais trois en un. La DDE a du profiter d’une promo, je ne sais pas, mais c’est insupportable. Il faut se faufiler sur le premier avant d’aborder le deuxième, tut en évitant les véhicules qui arrivent de côté, depuis le troisième. Passer par là est une sorte de bizut. Si on en ressort vivant, c’est qu’on est digne d’habiter ici…

Et lorsqu’une voiture un peu peureuse ou mal assurée se met en plein milieu, vous pouvez mettre la radio et vous détendre, vous n’êtes pas prêt d’arriver de l’autre côté !

Enfin, moi si. Car je profite lâchement d’une tendance ancestrale des locaux qui est de se mettre ponctuellement à la queue leu leu. Ils sont là, bien ordonnés, sur la voie de droite alors qu’il y en a deux à attendre de passer chacun son tour, pendant que je dépasse tout le monde sur la voie de gauche où il n’y a personne…

Bon OK, je fais un peu ma garce… surtout lorsque la voie en question est destinée à ceux qui tournent et que je ne tourne pas. Mais je n’ai aucune prétention routière et cela m’évite d’arriver trop en retard à mes cours ou pour récupérer mon fils à l’école…

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