Autoportrait en parfaite idiote

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C’est assez perturbant, il faut bien l’avouer, de réaliser, au fur et à mesure que le voile de nos vieilles habitudes protectrices se déchirent, à quel point on a pu se comporter en parfaite idiote…

Je crois qu’en la matière, je peux prétendre à un prix haut la main… L’oscar de la crétine de bonne foi… Moi qui ne gagne jamais à une loterie ou un jeux de hasard, j’ai cette fois, je crois gagné le pompon ! Mais il faut dire que cela n’a rien à voir avec un quelconque hasard…

 J’ai tout fait toute seule de mes petites mains habiles, j’ai tout organisé de A à Z, je pourrais en tirer un livre « Comment irrémédiablement rater ses relation amoureuses et passer pour une pauv’ fille… »

Le pire, c’est que je me croyais une victime, de la fatalité, d’une malédiction familiale, des mecs (tous les salauds sauf celui en cours… provisoirement), de la société, des blessures psychologiques des hommes, de mon ex, et j’en passe… Mon imagination pour trouver une explication à mon malheur était extrèmement fertile.  La seule personne que je n’ai pas supectée, c’est moi… Je n’en étais pas responsable…

Enfin, si, bien sûr, je me croyais tellement intrinsèquement nulle qu’il était logique que personne ne veuille de moi… Mais ce n’était pas vraiment de ma faute. J’étais un horrible caca boudin, certes, mais je n’avais rien fait pour cela. C’était le Pas de chance. Ma destinée et ma croix… Et j’aurais bien aimé que quelqu’un, n’importe qui, me dise: « Mais non, t’es pas si horrible, allez… même que je veux bien de toi …. » Histoire de me rassurer…

Et c’est ainsi que j’avais le chic pour m’attacher à tous les mecs qui passaient, surtout et de préférence s’ils étaient un peu destroy émotionnellement. Je retrouvais chez eux la vieille rengaine du « je ne suis pas assez bien »… que j’avais en moi. Du connu, donc. Et, donc, j’allais leur apporter ce que j’imaginais qu’ils avaient besoin (à l’aune de mes propres besoins). C’est un peu compliqué mais j’espère que vous suivez… Je leur offrais donc ce que j’espérais recevoir, c’est à dire de l’attention, de la tendresse et de l’amour rassurant. Sauf qu’ils n’en avaient rien à faire.

Je me faisais avoir dans un jeu de miroirs déformant d’un palais des glaces pervers…

Or, je vois maintenant qu’ainsi, je faisais tout pour me faire marcher dessus.

En fait, mon principe était le suivant: Il m’aime mais ne sait (variante: ne peut) pas l’exprimer. Je vais donc être patiente et aimante (et tout accepter: le sexe pas terrible, les coups de téléphone « oubliés » qui me laissent des heures scotchée à mon portable qui s’obstine à ne pas sonner ou alors c’est ma mère qui appelle (merde !), les semaines de silence (Il travaille….), les mensonges…) pour qu’il se rendre compte à quel point je suis quelqu’un de bien et à quel point il va être comblé avec moi… Et surtout ne rien demander en échange, ni engagement, ni implication. Je fais tout le boulot dans la relation, puisque, le pôôôvre garçon est une personnalité blessée (par maman, son ex, les deux, la société, les femmes, les blessures psychologiques de son enfance…. au choix) qui ne peut exprimer ses émotions et son désir.

Ouais… bon….

En réalité, je crois qu’ils étaient bien aise de trouver une bonne poire pour s’occuper d’eux quelques temps… une nana plutôt bonne au lit, qui les chouchoute, les masse, leur fait des cadeaux, leur envoie des SMS valorisants… en attendant, soit de trouver mieux (une vraie femme qu’on respecte), soit de passer à autre chose (comme de se donner à fond dans le boulot ou une cause). Mais tant qu’ils avaient un créneau, ma foi, on me garde au chaud… c’est cela, j’étais (je suis?) une poire pour la soif, un cul au cas où…

La réalité, c’est que je ne comptais tout simplement pas. S’ils ne manifestaient pas leur amour, c’est qu’il n’y avait pas d’amour. Pas la peine de me faire des films à n’en plus finir pour leur trouver des excuses. Ces mecs là ne savent tout simplement pas aimer. Point.

C’est comme cela, ce n’est pas de leur faute, mais, bon, il n’y a rien à en tirer. En tout cas pour moi. J’en ai assez de jouer les infirmières psy, disponible et nue sous sa blouse…

Et la meilleure, c’est que sans eux, je ne vais pas mourir ! Ben non ! Contrairement à ce dont j’étais profondément persuadée, je n’ai pas besoin d’eux pour exister, pour être moi et être femme… Ils n’ont pas cette puissance là.

Par contre, moi, je redécouvre la mienne, ma force de vie et d’indépendance.

Et j’arrive (pas toujours, mais cela arrive de temps en temps) à poser sur moi le regard sympa dont j’ai besoin et de me rassurer. Bon, c’est vrai, mes vieilles défenses ne se laissent pas abattre si facuilement et je vis encore de grandes angoisses d’anéantissement (si personne ne m’aime, je ne suis pas !!!! mamannnnnnnn! au secours, je sombre……) et ce n’est pas drôle du tout quand on est dedans…

Les veilles habitudes ont la vie tenace !

Par contre, de dehors, c’est parfaitement ridicule….

Donc, voilà… voilà… vais-je continuer à me comporter comme cette pauvre crétine que j’étais? Pas trop envie…

 

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