Dimanche (et retour de thérapie en retard…)

Oui, bon, d’accord, je n’ai pas écrit lundi soir…

Mais c’est que beaucoup de choses bougent en moi et que j’ai droit à un peu d’intimité avec mon psy, non ?

Et puis, c’était trop embrouillé.  Lorsqu’on entreprend de remettre tout à plat pour essayer de comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi, on arrive à des moments où, justement, tout nos repères habituels s’effondrent. Tout se complique et chaque réponse trouvée fait naître des tas d’autres questions (comme les têtes de l’hydre repoussant plus nombreuses à mesure qu’on les coupe). Bref, on se retrouve, l’air abrutie, face à un écheveau tellement plein de noeuds qu’on désespère le démêler un jour. C’est dans cet état d’esprit que je suis rentrée du psy lundi soir… J’ai renoncé à comprendre. Juste baissé les bras et laisser advenir les choses. Sans savoir ce que ces fameuses choses sont…

J’ai renoncé à faire ma maligne et à la jouer perso dans cette histoire…

Si je m’en sors, ce ne sera pas totalement de ma faute !

Bon.

Je profite avec délice et un peu de mélancolie d’un dimanche de tranquillité et de solitude. Je lis, je dors, je pleure, je chante, j’aime, et je me comporte n’importe comment…

J’ai quand même tondu ce que j’appelle pompeusement ma pelouse avant de finir mon livre de David Lodge dans mon hamac avec un thé à l’orange à portée de main dans une jolie tasse bleue.

Hier, colloque lacanien sur le corps… Les interventions les plus intéressantes à mon sens, étaient celles des philosophes… plus concrets. Les psychanalystes étaient plus portés sur la poésie et l’art…

Mais une chose m’a agacée.

Non, il est faux de croire, avec Freud, que les femmes n’ont pas de pénis (c’est à dire d’organe de jouissance).

Non, l’équivalent du pénis n’est pas l’utérus ! Le pauvre vieux Freud, victime de la phallocratie de son époque (enfin, victime… c’est plutôt sa femme et ses filles qui l’ont été…) n’avait manifestement jamais été voir d’un peu prés comment s’était fichu une femme, du côté du sexe…

Parce que sinon, il se serait rendu compte que :

L’utérus nous sert à faire des enfants et pas à avoir du plaisir (un peu comme les testicules sans la peau ou la prostate chez un homme). Or dans le discours psy, l’utérus est le pendant au pénis… ben non, nous ne sommes pas que des ventres à faire des bébés (ce qui, entre parenthèse n’est pas hyper-jouissif du point de vue corporel… nausées, mal partout, hémorroïdes et j’en passe), nous sommes aussi (et surtout) des êtres de plaisir (le nôtre) avec un sexe (le nôtre). (si, si !)
Le clitoris, notre « pénis » à nous, ne se résume pas à son bouton terminal. Renseignez vous, les mecs!  Il embrasse le sexe féminin, à l’intérieur, d’un corps calleux qui « bande » lors de la montée du plaisir, provoquant un frottement délicieux lors de la pénétration. Ce qui permet, avec l’excitation simultanée du bouton externe (équivalent de votre gland) une jouissance puissante.(là, j’en vois qui apprennent des choses…)
Nous sommes capables de jouir bien plus intensément qu’un homme, et plus longtemps (les pauvres, ils doivent se contenter d’un pfuit de quelques secondes avant d’être HS, nous, cela, peut durer plein de longues minutes, avec des répliques, mmmm….). Ce qui ne manque pas de perturber et de terrifier certains hommes (la plupart, en fait) qui ont, du coup, constamment interdit le plaisir aux femmes… (excisions, chasteté obligatoire, interdit culturel (si tu as du plaisir, c’est que tu es une pute), maternités non stop…). Ben oui, nous en sommes capables mais beaucoup de femmes se l’interdisent encore, ou l’ignorent car il faut pour le découvrir, avoir la chance de faire l’amour avec un homme capable d’être à l’écoute de sa partenaire et de l’aimer assez pour accueillir son plaisir avant le sien, ce qui n’est pas si courant…

Donc l’idée selon laquelle les femmes seraient incomplètes (castrées de nature) car elles n’ont pas de pénis est une idiotie. Elles ont leur organe de jouissance, tout comme les hommes, leur propre phallus, et n’ont pas besoin de l’envier à leur papa ou leur partenaire. La puissance attaché au phallus est aussi une réalité chez les femmes. Puissance de femme (et pas seulement de mères), de jouissance et de liberté.

Mais, chez l’homme comme chez la femme, la jouissance, qui donne l’énergie et la puissance de vie, ne s’obtient pas par masturbation (fut elle à deux), mais par une rencontre avec l’autre, l’Alter, qui va potentialiser les capacités du pénis et du clitoris ensemble. Cela, les femmes sont certainement plus conscientes que les hommes, elles qui réclament plus souvent des sentiments amoureux pour faire l’amour… donc une vraie rencontre.

Bref, la psychanalyse a découvert pas mal de choses intéressantes, mais il y a encore du boulot concernant les femmes…

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