Archives pour août 2010

Disco

Ce soir, Abba à fond, les enfants et moi, on s’est lâchés années 70. Nous avons dansé, chanté, (heu, hurlé aussi, un peu, je crois) dans la monday night fever…

Il ne manquait plus que les paillettes et la boule à facettes… Yeah! Cool

Soirée TV et chasse aux mouches

Je n’ai pas la télévision chez moi, à Nantes.

Et oui, je fais partie des derniers irréductibles qui refusent la petite lucarne avec les images qui bougent dedans.
Mais en vacances, forcément, j’ai la télé, puisque j’habite dans la maison familiale. Je découvre donc les joies du zapping, des pubs idiotes, de la manipulation , de la bouillie intellectuelle raz la moquette…

Oui, bien sur, il y a Arte, et quelques émissions très intéressantes…C’est vrai.

Mais je ne peux pas les regarder. Soit parce que elles sont à des heures impossibles, soit parce qu’elles correspondent à un plaisir égoïste et solitaire (non ce n’est pas cochon, je parle de plaisir intellectuel) qui ennuie sérieusement mes enfants. A moins de passer ma nuit à regarder la télé au lieu de dormir, je ne peux en profiter. Dès que l’écran s’allume, c’est magique, j’ai trois lutins qui débarquent illico et qui manifestent bruyamment leur opposition à tout programme culturel un peu corsé.

« La télé c’est pas fait pour se prendre la tête ! On a déjà les devoirs de vacances que tu nous oblige à faire, tortionnaire ! alors, ça va bien ! hein ! »

Donc, je dois subir surprises surprise, des variétés lénifiantes avec sourires garantis, des pubs pour décérébrés (même mes enfants les trouvent connes, et le plus jeune a 7 ans…), les comédies débiles et m’enfuir au fond du jardin avec ma chaise longue pour avoir le calme nécessaire pour lire mon bouquin…

Dans le genre pub-qui-prend-les-spectateurs-pour-des-idiots, il y en a des costeaudes ! Entre les pubs pour les lessives qui font peur aux tâches (Bouh !), les bouteilles d’eau qui parlent et les boissons pour ados qui transforment les dits ados en goutellettes d’eau fraîche, et j’en oublie, on a l’embarras du choix… Il y a même une, sans doute une pub américaine mal doublée, qui m’a choquée mais qui traduit bien notre société en faillite économique… celle où des gens bien sous tout rapports essaient de vous convaincre de leur vendre votre or contre du cash. Je ne sais pas pourquoi, mais ça fait requin qui profite du malheur des gens… J’ai détesté.

Bon, et puis les séries…. Heu, je me suis fait prendre à certaines qui sont plutôt bien faites…

Et me voilà aux abonnées absentes à l’heure de mon feuilleton d’aventure. Honte !

Et la chasse aux mouches du titre ?

C’est le sport des vacances d’été, avec sa variante chasse aux moustiques (celle là, plotôt nocturne) lorsque on ne reste pas avachi devant la télé.

Parce que, devant la télé, on est tellement hypnotisé par l’écran qu’on ne les remarque même pas.

Par contre, dans la cuisine, elles vous tournent autour comme une escadre de chasseurs de guerre et surveille tout ce qui pourrait se boulotter…

D’ailleurs savez vous comment une mouche ça mange ? Elle vomit sur sa nourriture pour commencer à la digérer et l’avale ensuite, vomi avec. Beuurk…

Et puis il y a celle de la sieste. Celle qui vous rend dingue à voler partout avec un bzzzzz totalement indélicat alors que vous essayez de sombre dans une bienfaissante torpeur. Parfois elle pousse la perversion à venir se poser sur votre nez.

Alors la guerre est déclarée. On se lève, on attrape ce que l’on peut, ce qui tombe sous notre main vengeresse (savate, tee shirt qui traîne, serviette éponge…) et on surveille la bête. Bzz, droite, gauche, virage, haut, bas, droite, virage….Bzz on devient fou et on frappe partout, et on ne l’abat même pas…

On attend qu’elle se pose pour lui tendre une embuscade.

Mais pas folle la mouche, elle ne se pose pas…

Alors au lieu de se reposer pour une sieste de vacance bien méritée, on passe 20 mn à courir dans la chambre, à frapper les murs, les rideaux, les vitres, quitte à casser une lampe ou deux, et on en sort épuisés…et la mouche est toujours vivante.

J’ai même l’impression qu’elle nous fait un pied de nez avant de s’envoler tranquillement dans l’azur, au moment où nos enfants viennent dans la chambre pour réclamer notre présence et les activités promises. « Dis, on y va quand à la piscine ? »

La prochaine fois, on l’aura !

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Vacances, bis repetita

L’aventure continue.

Les enfants subissent leurs devoirs de vacances après les toons du matin, je prends mon petit déjeuner sur la terrasse devant le soleil qui illumine des grands pins autour de la maison, et les cigales commencent leur concert peu à peu. L’une, puis l’autre, puis toutes les autres… Les odeurs de la garrigue viennent se mêler à celle du pain grillé et du café.

Hier, je me suis achetée un magazine de chiotte (qui va y aller d’ailleurs) juste pour le tee shirt…(je confirme, il n’y a vraiment rien d’intéressant dans ce canard… même aux toilettes, il m’ennuie.)

Mais personne ne va profiter de mon look glamour ! Je suis dorée à point comme un abricot, veloutée comme une pêche, sucrée et fraîche comme un melon (un bon)… et perdue au fin fond de la cambrousse avec trois enfants et un chien…

Ah lala ! PFFFF !!!! C’est du gâchis…Clignement d'œil

Pourtant la vie n’est pas si terrible. Il y a eu le concert à Salon, et puis le marché avec plein de légumes et de fruits mûrs, et puis les olives, et les balades pour les mûres (si on oublie les moutisques serial killers qui nous ont dévorés pendant la cueillette), et puis la chaise longue et puis la lecture (je me fais un livre pas jour) et puis glander béatement…

Une horrible paresseuse….

Concert à l’Empéri (Salon de Provence): Mistral gagnant

La cour Renaissance est un écrin superbe pour la musique. La pierre blonde des arcades s’illumine de couleurs dorées dans le soir qui tombe. La nuit s’approche doucement à mesure que le bleu du ciel devient de plus en plus sombre et profond.

Quelques étoiles illuminent cette voute bleu marine à bleu nuit.
Nous sommes assis là, emitoufflés, pour les plus chanceux, dans des couvertures à cause du Mistral, et le hautbois, le piano, la clarinette, les cors… viennent se répondre sur la scène et raisonner en nous. C’est comme du miel et on oublie que l’on tremble de froid dans nos sandalettes dorées et nos robes lègères de soie…

Je suis bien, et cela raisonne en moi comme le plaisir.

J’adore venir ici. J’y puise l’énergie et la beauté. Je ferme les yeux et je goûte ce présent plein de cadeaux pour mon âme…

Et la prochaine fois, si le Mistral s’invite encore à la fête, je m’équipe en moonboots, robe fourrée et passe-montagne ! rires !

 

J’ai un problème avec le temps… et mes mails

Je réalise, depuis quelques temps, que je suis lentement en train de basculer dans une dépendance insidieuse et terrible, comme une bonne partie de mes contemporains, et cela à cause de la tyrannie qu’Internet fait peser sur nous.

 

Je m’explique: je suis devenue accro aux mails. J’y pense tous les jours, il me faut ma dose dès que j’ouvre mon ordinateur et j’ai beaucoup de mal à ne pas laisser ma souris aller cliquer quasiment toute seule sur l’icône ad hoc pour ouvrir ma boîte. J’en suis même à lire, parfois, ces pubs ineptes et destinées aux lobotomisés comme moi, lorsqu’il n’y a pas de messages personnels… honte !

 

Y a t’il un club des mails addict ? Un genre de AMA (Accros aux Mails Anonymes , ce dernier terme se rapporte à accros, pas à mails. Je n’aime pas du tout les mails anonymes, c’est très frustrant) qui regrouperait des gens dans mon cas… Sûrement.  Il suffit sans doute de surfer sur internet et d’envoyer quelques mails pour en faire partie … ce qui me semble paradoxal et contre-productif.

 

Les mails perso…

Rester en contact avec ses amis. Une grande idée… qui finit par produire une dépendance certaine et quasi névrotique chez certaines personnes fragiles (comme moi)… On finit par ne plus pouvoir décider du menu de midi ou de la couleur de la culotte à enfiler le matin sans en référer à la terre entière par internet.

Ca donne un truc comme ça: « Dis, tu crois que je mets la rose ou la bleue ? » Réponse: « j’en sais rien, lol, et crois tu que les poireaux vinaigrettes sont une bonne idée pour le déjeuner? Re-Réponse: « cela dépend si tu mets beaucoup de vinaigrette dessus ou si la vinaigrette est allégée ou pas. Mais pour les panties ? » Re-Re -Réponse: « ah, parce que c’est des panties ? et tu mets quoi par dessus ? La vinaigrette est allégée mais à l’huile d »olive »Re-Re-Re-Réponse: « j’hésite entre une jupe courte et un jean. C’est un peu contradictoire l’huile d’olive et l’allègement de la vinaigrette ? non ? » Re-re-re-re-réponse: « Si on la voit (la culotte) tu mets la plus jolie, et celle assortie à la jupe. Sinon, tu t’en fous… Bon et pour mes poireaux ? »

Bref, Cette conversation passionnante n’a rien d’un dialogue entre Pascal et Descartes et ne présente, en fait, aucun intérêt pour les deux parties qui n’ont rien à cirer des dessous de l’une et du menu de l’autre. Par contre, elle a scotché  deux personnes, normalement pourvues d’un cerveau en état de marche devant un écran, pendant une bonne partie de la matinée, à raconter des fadaises ineptes au lieu d’utiliser le dit cerveau à des tâches plus en rapport avec leur niveau culturel supposé.

Et ne faites pas ceux à qui cela n’arrive pas… Je ne vous crois pas…

Je doute que vos mails soient tous à la hauteur des écrits de Spinoza ou de Montaigne… En tout cas, pas les miens… hélas.

Bon, et puis, il y a les mails pubs qui vous pourrissent votre boîte (surtout la mienne car je ne sais pas mettre en place les trucs qui les éliminent d’emblée…). D’ailleurs,ces lanceurs de mails pubs sont bigrement bien informés (Big Brother est passé par là…) car je n’ai jamais reçu de pubs pour le Viagra ou pour les appareils destinés à agrandir le pénis… Ils savent donc que je ne dispose pas de l’outillage nécessaire…

 

Quant aux mails crétins ou aux mails absurdes… je n’en parle même pas… J’ignore. Mais cela prend du temps, mine de rien, d’ignorer…

Chaque fois que j’ouvre ma boite mails, je suis donc obligée de passer presque 10 mn (au moins) pour éliminer d’un clic désabusé tous les « machins » qui l’encombrent. Tout cela pour découvrir que le seul mail que j’attend vraiment n’est pas au rendez-vous et je suis très déçue…

A tord.

Car ai-je vraiment le droit d’exiger une communication permanente et immédiate avec ceux que je prétend aimer ? Pourquoi devraient ils en permanence m’informer de leur vie dans les moindres détails? Quelle liberté nous reste t’il si communiquer devient une obligation au lieu d’être un plaisir?

Et si cette frénésie de rester sans cesse connecté, collé aux autres n’était pas un moyen de nous fuir nous mêmes ?

Je me pose la question… et je vais me coucher…

Il y avait 61 messages sur ma boîte ce soir… Ben oui……….. emoticone

 


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