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Archives pour février 2010

Petits bonheurs

Le bonheur de croquer dans une baguette bien chaude, en sortant de la boulangerie…

La mie douce et odorante contraste avec  la croute dorée et craquante… Cela réchauffe les mains, c’est bon…

Après le crouton, on s’attaque au reste de la baguette par petits morceaux. On ne peut pas s’en empêcher, c’est terrible… Allez encore un petit bout…

C’est comme lorsqu’on était petit et qu’on grignotait la baguette en revenant de la boulangerie. On avait été chargé d’aller chercher le pain tout seul. Fier de cette responsabilité, heureux de cette liberté, on n’oubliait pas de prélever notre dime… pour les bonbons de la boulangère…

Et j’arrive à la maison avec une baguette bien entamée et des enfants qui râlent car ils voulaient le crouton, eux-aussi… heureusement, sur une baguette, il y a deux croutons. Je n’ai pas osé m’y attaquer, quand même…

Et bien, voilà, aujourd’hui, je me suis fait plaisir…

Je n’ai pas résisté à l’odeur du pain qui vient de sortir du four, j’ai un peu voyagé en enfance… et cela me faisait sourire, le pain à la main, pendant que je remontais la rue encore froide de l’hiver, avec cette chaleur au coeur…

Gérer le temps…

Nous sommes entrés dans l’ère de la gestion. Il nous faut désormais, non pas vivre mais gérer…

Gérer nos relations, gérer notre carrière, gérer la production ou la consommation, gérer, aussi, le temps.

Je n’aime pas.

Tout homme qui se refuse à entrer dans ce système est voué à l’isolement et à l’incompréhension des foules. J’ai lu, il y a un moment, un excellent essai d’Ernst Jünger sur le temps. Il y parlait, d’une manière à la fois poétique et philosophique qui lui est propre, du monde d’avant l’invention des horloges mécaniques.

Dans ces temps anciens, c’était l’homme qui jaugeait le temps. (Et non l’inverse). La période, l’instant, le moment étaient des notions personnelles avec lesquelles il fallait penser en terme de différence. Chacun avait son propre étalonnage…

Et le monde tournait quand même. On naissait, grandissait, aimait, souffrait, mourrait… de la même manière quaujourd’hui…

Mais au moins, on avait une liberté essentielle: on n’était pas les esclaves du temps.

Nous n’étions pas obligé d’obéir à cette dictature implacable qui égrenne seconde après seconde le temps qui vous est imparti. Il n’y avait pas ces limites imbéciles et rigides qui vous obligent à être sans cesse sur le qui-vive… Personne ne vous attendait à une heure précise.  C’était votre personne que l’on attendait et pas un rendez-vous abstrait. Et à cette personne on acceptait d’accorder la souplesse de vivre, y compris des imprévus. 

On n’était pas assujetti à un chronomètre qui tictaque sans jamais tenir compte du facteur humain, de la voisine qui a besoin d’aide, de l’enfant qui tombe et qui pleure ou de la beauté d’un paysage sous le soleil couchant entrevu au  détour du chemin et comtemplé, parce que la beauté d’un tel spectacle est éphémère et qu’elle fait du bien. Des évènements de la vie, petits ou grands que l’on apportera ensuite à celui qui nous attend, dans un partage qui fait de nous des humains et non des machines.

Et puis, au fond, l’attente pouvait faire partie de la rencontre. C’était un moment de pause pour s’y préparer, s’ouvrir à l’autre, l’accueillir. Il viendrait lorsqu’il pourrait. Il avait donné sa parole… Il viendra

Et on vivait autre chose en l’attendant. N’ayant pas d’échéance exacte, on ne s’arrêtait pas dans une attente stérile. On n’avait pas attribué à cette portion précise de temps une fonction unique et en cas de retard, on avait bien d’autres choses à faire, à finir ou à entreprendre. C’était la règle du jeu. La souplesse.

Je regrette cette période en ce qui concerne la gestion du temps. Elle convient mieux à mon envie de liberté, à ma manière de rester ouverte à un futur que je ne connais pas, à la non obligation d’avoir une organisation stricte et prédéterminée qui laisse fort peu de place à la fantaisie, à la créativité et au simple sentiment de se sentir vivre sans pression.

D’une façon ou d’une autre, qu’on essaie de la maitriser et de la contrôler en l’enfermant dans un emploi du temps précis ou qu’on la laisse se déployer sereinement, la vie passera. Ni plus vite, ni moins vite, et au final, ce n’est pas la quantité de choses qu’on aura réussi à faire dans un minimum de temps qui va compter mais ce qu’on a réussi à être…

sagesse de femme…

Il n’y a pas plus menteur qu’un pénis en érection…

Si j’ai tord, prouvez-le moi… riresLangue

Piscine…

La piscine et moi

 

C’est une nouvelle année et comme tout le monde, j’ai pris plein de bonnes résolutions pour faire mieux que les fois précédentes. Fini les plans foireux, les trucs faits à la va-comme-je-te-pousse, les organisations nazes. Désormais, je vais être OR GA NI SEE et faire se dérouler mon programme dans une sérénité et une harmonie qui me permettra de me sentir moi-même dans mon épanouissement personnel.

Cela fait un peu new age… OK. Pour le dire plus simplement, Fini le stress. Je vais m’occuper de moi !

 

Donc, première étape. Pour avoir un esprit clair et pouvoir développer toute ma créativité, je dois avoir un corps en bon état. Un esprit sain dans un corps sain comme disait l’autre, grec ou romain, je ne sais plus.

C’est comme cela que j’ai décidé d’aller à la piscine de mon quartier. J’ai de la chance, elle est plutôt sympa.

Mais je vous l’ai déjà dit. Je suis organisée. J’ai donc fait le point de mon matériel. Les bras, les jambes, j’ai, et ça fonctionne à peu prés. Manque plus qu’un peu d’entraînement pour ne pas finir la première longueur toute rouge, essoufflée et avec l’impression que je vais me noyer d’épuisement, bêtement sur le bord du bassin… Le maillot, j’ai aussi. Nageur, pas sexy mais pratique. Il n’a pas beaucoup servi depuis qu’il est dans mon placard, j’ai toujours préféré les maillots élégants (et pas pratiques pour deux sous) pour frimer sur la plage (on ne sait jamais, une rencontre st si vite arrivée…). Bon. C’est la base.

 

Mais, désormais, nager c’est du sérieux. Je me suis donc dirigée (en vélo… si ! En plus je suis écolo) vers le magasin de sport le plus proche. J’y ai fait une razzia. Lunettes quasi de compétition, palmes, pince nez, serviette qui absorbe toute l’eau de vos cheveux en quelques secondes, shampoing, crème hydratante, chouchou pour mes cheveux.

 

C’est parée de mes acquisitions que, dès le lendemain, je suis allée à la piscine (en voiture… on n’est pas héroïque, quand même…). J’ai acheté une carte avec plein d’entrées et direction les cabines.

En sortant, en maillot et mouillée de la douche (c’est-à-dire grelottante, la piscine de par chez moi est glacée avec plein de courants d’air, ça, c’est parce que j’habite en Bretagne. Les bretons, cela leur rappelle leurs plages), j’ai refusé d’entendre les messages de ma peau, toute hérissée de chair de poule qui me susurrait que je serait bien mieux à lire, au chaud, chez moi, sous ma couette…

 

Je me suis dirigée d’un pas que je voulais assuré vers les couloirs de nage.

Il y avait déjà du monde. On voyait des têtes d’extraterrestres à lunettes aller et venir dans une parade d’éclaboussures et de gouttelettes d’eau. Sinon, l’eau était bleue, propre, c’était assez joli, de loin.

Mais j’étais déterminée. J’ai mis mes lunettes, mon pince nez et j‘ai plongé (enfin, pas grand-chose à voir avec le saut de l’ange. J’ai fait plouf.)

 

J’ai commencé à nager lorsqu’une dame désagréable m’a fait remarquer que j’étais dans le couloir réservé aux palmes. Ah bon ? Ben, j‘en ai des palmes. Ok, elles sont chez moi, je n’ai pas osé faire trop dans la nouveauté en même temps, mais … Non, la dame semblait vouloir dire qu’il fallait les avoir aux pieds sinon, ouste !

 

Donc, ouste… J’ai du aller à côté.

Je me suis immiscée entre un vieux monsieur bedonnant qui nageait comme une grenouille, l’air pas content (surtout quand je le dépassais) et un jeune fringuant qui éclaboussait tout le monde avec son crawl de frimeur (et qui me dépassait tout le temps).

 

Le premier devait être là pour obéir à son médecin qui devait suspecter une attaque probable (« un peu de sport vous fera le plus grand bien, sinon, vous allez vous retrouver au bloc (opératoire), les dîners d’affaires, cela ne vous fait pas de bien… », je l’entend d’ici..) Le deuxième devait avoir envie de faire craquer les filles avec un corps de maître nageur. A moins qu’il n’ait simplement besoin de se défouler d’une vie de merde. A cet âge là, on a souvent l’impression d’avoir une vie de merde…

Donc, je nageais. Un peu laborieusement mais mieux que le monsieur grenouille quand même…

 

En même temps, je regardais autour de moi. C’est qu’à la piscine, on peut juger sur place et sur pièce des possibilités masculines… comme dans une vitrine. Rien n’est caché, tout est sous vos yeux… sauf les yeux justement. Mais bon.

 

Il y avait quelques spécimens assez agréables à regarder… et je me maudissais de ressembler à un Alien, avec mes cheveux mouillés plaqués sur mon crâne, mes lunettes qui me faisaient un regard d’insecte, le pince nez (je ne vous raconte même pas) et mon maillot nageur sans intérêt. De toute façon, ils ne me regardaient pas. Ils avaient la tête dans l’eau la plupart du temps et ne s’intéressaient absolument pas à mes regards inquisiteurs (lorsque j’enlevait mes lunettes, l’air de rien)

 

Ah, si, il y en a eu quelques uns prêts à engager la conversation, des costauds rasés-tatoués. Mais là, c’est moi qui n’était pas du tout intéressée. J’ai remis mon pince nez.

 

Je me suis donc décidée à admettre que la piscine ne me servirait, dans ma carrière amoureuse, que pour me forger un corps de rêve et rien d’autre. Remarquez, c’est déjà ça…
J’ai lu quelque part qu’on peut faire des rencontres dans les clubs de sport… Mouais… en Californie, peut être, mais en tout cas, pas ici,  à la piscine municipale de mon quartier…

 

J‘ai fini par faire mes 20 longueurs (mon challenge) et c’est là que je me suis rendue compte que j’avais oublié d’enlever les deux protections des verres de mes lunettes de plongée. Je devais avoir l’air particulièrement stupide avec des caractéristiques techniques devant mes yeux. Je me suis sentie rougir de honte et je suis sortie de l’eau fissa pour me réfugier dans les vestiaires.

Je me suis offerte une bonne douche avec tous les produits luxueux que je m’étais offerts et je me suis retrouvée dans la rue en pleine forme.

Je crois que je reviendrai. Avec mes palmes cette fois… Et si je ressemble à un canard, je m’en fous…

 


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