Tatouage

J’ai depuis vendredi soir un magnifique tatouage sur mon avant bras droit. Un signe chinois qui marque de rouge ma peau et dont je ne connais absolument pas la signification. J’espère que je n’arbore pas un « Merde à celui qui lira » chinois. Cela n’est pas trop dans mes habitudes…

Il n’est pas non plus dans mes habitudes de me tatouer ou de me trouer la peau façon percing. Je ne suis pas une adepte de ces signes ethnico-mode qui vous collent une image de branchitude au rabais. Ne faisant pas partie d’une tribu aborigène pour lesquels ces marques sont une réelle signification culturelle et communautaire, je ne vois pas l’intérêt d’aller me faire mal pour décorer mon corps de machins comme cela. Bêtement, j’essaie déjà de l’aimer tel qu’il est, sans brouillage. Nature. Mais je ne condamne pas du tout ceux qui le font. Chacun son truc. Ce n’est pas le mien, c’est tout.

Bref… Comment ce signe rouge a donc atterri sur mon bras ? Ben… parce que, vendredi soir, en revenant de l’école, j’ai fait un concours de bulles Malabar avec mon fils.

J’aime bien les Malabars. Ils ont un goût d’enfance.

Donc, sur le chemin gris, à côté des voitures de gens très pressés et très professionnels qui conduisent le regard fixe et l’esprit vaguement ailleurs, Louis et moi, nous avons fait des bulles roses.

Il est nettement plus fort que moi. Ce doit être le manque d’entraînement sans doute.

En arrivant, j’ai eu droit à la cérémonie du tatouage malabar. On colle sur la peau, on mouille et puis on enlève le papier pour révéler le dessin. Génial.

Voilà. Je suis très fière.

Hélas, le malabar, comme les plaisirs de la vie, finit, à un moment donné, par ne plus avoir de goût, il faut alors le jeter. Quant à mon tatouage, je crains qu’il ne parte vite dans la bonde au bout que quelques douches…

La saveur douce et sucrée du bonbon , il faut apprendre à ne pas vouloir la retenir, la garder prisonnière pour prolonger le plaisir, car alors elle s’échappe et devient un magma informe et amer qui squatte notre palais. Accepter de l’apprécier tel qu’elle est, limitée. Pour qu’elle puisse se renouveler dans un autre petit emballage jaune.

Le bonheur est éphémère, comme les Malabars, mais ils ont tous les deux le mérite d’exister, un jour, et de pouvoir revenir nous visiter, un autre jour, si nous ne nous y accrochons pas.

Demain, peut être… Si je passe par la boulangerie ?

2 commentaires à “Tatouage”


  1. 0 Seattle 2 fév 2010 à 23:18

    J’aime bien l’image de branchitude au rabais… Chez les ados, le piercing veut être un signe communautaire, mais il s’agit beaucoup plus sûrement d’une manifestation de rebellion (Quand on connaît leur exceptionnelle résistance à la souffrance pour tout ce qui n’est pas, justement, piercing ou tatouage, on ne voit aucune autre motivation suffisamment forte !). Au temps de Salut les copains (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître), un « découvreur de talents » disait que son premier critère pour faire signer un postulant à la gloire était … « que ça déplaise aux parents ».

    La rebellion contre les parents est aussi intemporelle que les malabars.

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  2. 1 Rosalinda 10 mar 2010 à 15:59

    Wow. ages2nantes.nublog.fr is amazing.

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