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Archives pour janvier 2010

Tatouage

J’ai depuis vendredi soir un magnifique tatouage sur mon avant bras droit. Un signe chinois qui marque de rouge ma peau et dont je ne connais absolument pas la signification. J’espère que je n’arbore pas un « Merde à celui qui lira » chinois. Cela n’est pas trop dans mes habitudes…

Il n’est pas non plus dans mes habitudes de me tatouer ou de me trouer la peau façon percing. Je ne suis pas une adepte de ces signes ethnico-mode qui vous collent une image de branchitude au rabais. Ne faisant pas partie d’une tribu aborigène pour lesquels ces marques sont une réelle signification culturelle et communautaire, je ne vois pas l’intérêt d’aller me faire mal pour décorer mon corps de machins comme cela. Bêtement, j’essaie déjà de l’aimer tel qu’il est, sans brouillage. Nature. Mais je ne condamne pas du tout ceux qui le font. Chacun son truc. Ce n’est pas le mien, c’est tout.

Bref… Comment ce signe rouge a donc atterri sur mon bras ? Ben… parce que, vendredi soir, en revenant de l’école, j’ai fait un concours de bulles Malabar avec mon fils.

J’aime bien les Malabars. Ils ont un goût d’enfance.

Donc, sur le chemin gris, à côté des voitures de gens très pressés et très professionnels qui conduisent le regard fixe et l’esprit vaguement ailleurs, Louis et moi, nous avons fait des bulles roses.

Il est nettement plus fort que moi. Ce doit être le manque d’entraînement sans doute.

En arrivant, j’ai eu droit à la cérémonie du tatouage malabar. On colle sur la peau, on mouille et puis on enlève le papier pour révéler le dessin. Génial.

Voilà. Je suis très fière.

Hélas, le malabar, comme les plaisirs de la vie, finit, à un moment donné, par ne plus avoir de goût, il faut alors le jeter. Quant à mon tatouage, je crains qu’il ne parte vite dans la bonde au bout que quelques douches…

La saveur douce et sucrée du bonbon , il faut apprendre à ne pas vouloir la retenir, la garder prisonnière pour prolonger le plaisir, car alors elle s’échappe et devient un magma informe et amer qui squatte notre palais. Accepter de l’apprécier tel qu’elle est, limitée. Pour qu’elle puisse se renouveler dans un autre petit emballage jaune.

Le bonheur est éphémère, comme les Malabars, mais ils ont tous les deux le mérite d’exister, un jour, et de pouvoir revenir nous visiter, un autre jour, si nous ne nous y accrochons pas.

Demain, peut être… Si je passe par la boulangerie ?

Pour une fois, Freud m’a fait beaucoup rire…

« Les sujets qui passent beaucoup de temps à mettre leurs chaussettes en raison d’hésitations et de vérifications incessantes au moment d’enfiler cet attribut, sont soit des névrosés obsessionnels (le pied est un substitut du pénis et la peur est celle de l’onanisme) soit des schizophrènes (les mailles des chaussettes sont autant de substituts de l’organe génital féminin.) » In La Psychose freudienne

Désormais, lorsque j’ouvre mon tiroir à chaussettes j’ai l’impression de faire une chose essentiellement cochonne, avec tous ces objets sexuels étalés, là, dans un ordre relatif qui attentent ma main avide et mon pied … (ah, le pied !!!)

Il n’est d’ailleurs pas forcément évident de choisir,  alors que l’on est encore ensommeillé et humide de la douche matinale, la bonne paire de chaussettes qui ira bien.

Les messieurs ne me contrediront pas, c’est galère. On veut les noires mais on ne trouve que les marrons, on trouve les bleues mais en fait elles sont mal appareillées (la femme de ménage ou soi même étions un peu ailleurs en les rangeant après la lessive), on cherche celles de tennis et on ne trouve que celles de ville. On a mis les bleues et c’est très vilain avec le pantalon et les chaussures, noirs tous les deux, qu’on a choisis ensuite… Il faut changer les unes ou les autres… mais après, cela ne va plus avec la chemise…

En plus, on n’a pas le temps, on s’énerve et on finit par partir au bureau avec une chaussette grise et une marron…. et supporter toute la journée les sourires en coin de la réceptionniste et les gloussements niais de certains collègues, à moins que ce ne soit l’humour lourdingue et pleins de sous entendus grivois de certains clients.. « Ah Ah… vous n’étiez pas réveillé ce matin, Monsieur Dupont, une nuit bien occupée ?? Ah Ah ! » avec un clin d’oeil complice parfaitement déplacé.

Et pour nous les filles, c’est encore pire lorsqu’il s’agit de bas ou de collants…

Parce qu’en plus, ils filent…

Un grand moment que celui où après avoir extirpé du tas qui git dans le tiroir, le bon collant, on en a enfilé la moitié et que tel un héron sur sa patte, on est en train d’enfiler l’autre dans un équilibre instable, lorsqu’il décide de filer.

Une magnifique balafre pas belle du tout se met à zigzaguer sur la jambe et sous nos yeux exaspérés. L’heure tourne, on va louper notre rendez-vous et il faut qu’on enlève le tout, qu’on le jette à la poubelle, et qu’on recommence l’opération au stade de l’archéologie tiroiresque, avant de constater que c’était notre dernier collant noir et qu’il ne nous reste plus que le bleu marine à dentelles et à paillettes, pas forcément au top avec notre programme de la journée.

On se demande d’ailleurs furtivement pourquoi on l’a acheté celui là (sans doute une erreur due à la fièvre des soldes. Nb : soldes: grave maladie lors de laquelle on achète n’importe quelle merde sous prétexte qu’elle a une étiquette – 60 %)!

En plus, il est indestructible à l’inverse de ceux qui sont mettables, mais pas plus d’une demi journée.

Non, celui là, il a résisté à tout, les soirées dingues, le chien de la tante qui vous saute dessus, les griffes du chat et l’osier traitre des chaises de la caféteria… Il est impossible à jeter et continue à squatter notre tiroir…
Alors, on se rabat sur les chaussettes et on délaisse la petite robe classe pour notre bon vieux jean…

Bon… mais pour gainer nos gambettes, une nouvelle épreuve cornélienne nous attend, nous les filles.

Justement, à supposer qu’ils ne filent pas, qu’allons-nous choisir ? Les bas glamour qui nous arrivent à mi cuisses et ont effectivement une charge érotique évidente (je suis sûr que Freud aurait adoré les Dim up, surtout les noirs à jarretière à dentelle) en enserrant voluptueusement nos jambes douces comme un papier cadeau… Ou les collants, plus pratiques qui évitent les courants d’airs coquins mais pas toujours agréables sous la jupe mais sont nettement moins sexy, et c’est un euphémisme. Ils font plus bastion que paquet cadeau.

Haïti

Il n’y a pas de mots.

Ils, elles, l’homme, la femme, l’enfant, le vieillard souffrent.

Et nous non. Enfin, pas ainsi, pas autant.

On se sent minable et impuissant… et vite, vite, après avoir signé un chèque, on pense à autre chose…

Moi comme vous, et j’ai honte…

mot d’enfant, Louis en l’occurence

Louis, 7 ans, regarde les poissons rouges tourner dans le bocal avec attention. Il s’interroge sur leur manière de respirer, sur le sang que l’on voit dans les branchies, sur la qualité de l’eau… et puis… « Pourquoi il n’y a pas de bulles quand les poissons , ils pètent dans l’eau? »

les neurones en déroute…

Epuisée par une journée entière de partiels… et ce n’est pas fini…
Je vous parlerai des chaussettes de Freud une autre fois. Je ne regarderai jamais plus mes chaussettes de la même manière, désormais…

A plus

Agnès

Nouvelles du monde. Guerres inter-religions, massacres gratuits

A midi, entendu à la radio la nouvelle de la révolte copte au nord de l’Egypte.

A la sortie de la messe de minuit, il y a eu une fusillade qui a tué 7 personnes.

Seulement sept morts? Ce n’est pas grand chose, on peut l’oublier, il y a pire et plus médiatique de par le monde…

Il s’agissait de représailles pour l’ »enlèvement » d’une jeune fille musulmane par un jeune homme copte… Une histoire banale entre deux peuples qui ont interdiction de s’aimer…

Je ne peux m’empêcher d’imaginer l’histoire d’amour entre ces deux jeunes de communautés en guerre, à la Roméo et Juliette. Une histoire d’amour et de sang où des hommes se déchirent pour des raisons futiles camouflées derrière des questions de principes et de religion…

Quel est donc ce Dieu cruel qui se repais de sang et de souffrance ? Quels sont ces gens qui condamnent l’amour et la vie et qui refusent de voir leur frère et leur égal dans un autre être humain? Oui, je sais, je paraît naïve et stupide. Le monde est ainsi fait qu’il faut être cynique pour pouvoir y survivre sans dommage moral collatéral.

Mais moi, je veux au moins écrire ainsi à que point cette manière de penser me révolte. Combien je méprise ceux qui se gargarisent de leur « force » et de leur « intransigeance dogmatique » de leur certitudes de détenir la seule « vérité », celle qui tue (fausse vérité, en réalité), ceux qui se retranchent derrière une religion dévastée de son véritable sens et qui s’en servent comme instrument de leur propre pouvoir totalitaire et destructeur. Ils ne sont pas du côté de la vie qui construit, mais de celui de la haine qui détruit. Ils transforment notre monde en un épouvantable désert où la violence est le seule déesse respectée, où tout est mort, gris et froid.
Ce n’est pas le nombre de morts qui compte, c’est le fait même qu’ils existent. Que leur bouche ne mangera plus, n’embrassera plus, que leur poitrine ne sera plus remplie par leur souffle, que leur coeur ne battra plus pour personne. Sept pertes sèches pour l’humanité, sept morts idiotes, inutiles et douloureuses. Sept meurtres insupportables comme tous les meurtres, que rien ne peut légitimer. Sept larmes que je verse en pensant à leurs proches, larmes qu’ils ne connaîtront pas. Sept morts dont tout le monde se fout…
 

Nouvelle année 2010 en naufragée volontaire dans l’île

Face à la mer, le visage embrassé par le vent et les embruns, presque giflée dans une étreinte plutôt sauvage, les bottes dans le sable vierge, mes épaules sous le caban bleu marine caressées par le soleil doré de l’hiver, je respire enfin.

Balade sur les sentiers de l’île pour commencer la nouvelle année…

Pas de voitures, pas de téléphone, pas d’internet, pas de télé… juste le bruit des vagues et des oiseau, juste les conversations entre amis, juste l’élégance secrète de ce petit bout de terre au milieu de l’eau où je me sens pleinement vivre et me remplir d’énergie.

Je remplis mes poumons et mon cœur de beauté, de liberté et de bonheur. Je l’emmagasine au fond de moi comme un trésor précieux, un remède ensoleillé, une réserve secrète à réutiliser, en cas d’urgence, les jours gris et tristes, lorsque tout est lourd et sans avenir.

Les reflets dansent une belle sarabande sur les eaux grises et bleues de l’océan. Ils éclaboussent le paysage et le font rire.Les galets ovales, ronds, tordus, lisses, se mêlent aux coquillages et se teintent alternativement d’ombre et de lumière au gré des vaguelettes qui viennent lécher la plage, devant mes pieds.

Le ciel, et les nuages légers, au dessus de ma tête, chantent l’air de la liberté et des voyages. J’aime bien. Voyage immobile dans lequel j’ai l’impression de devenir grande, légère et libre. Mon esprit s’élance. Je peux aller où je veux, je peux ouvrir les portes de la cage et de m’élancer dans l’espace sans même avoir à me déplacer. Je n’ai plus de limites, hors celles que j’accepte et je décide.

Je souris… Cette belle journée augure bien de cette nouvelle année.

Je ramasse un galet roulé par l’océan, creusé de quelques souvenirs de sa vie sous-marine. Je le fais rouler doucement dans ma main, il est lourd et doux dans ma main, plein de tendresse. Il viendra se reposer sur mon bureau, souvenir de cette journée, clin d’œil plein de soleil et d’océan.

Le soir, belles rencontres avec toute une compagnie qui n’a pas oublié d’avoir de l’humour. Béné, Véronique, Eric, André, Elisabeth, Bertrand, et les autres… Fous rires et assiettes goûteuses, vins gourmands et conversations intelligentes, musique, danse, yeux rieurs, simplicité.

Demain, nous irons nous faire une orgie d’huitres ramassées sur les rochers, à marée basse, armés d’un piolet et d’une bouteille de blanc à partager (le vin, pas le piolet)…

Le gôut salé et tendre de l’huitre dans la bouche, je remercie la vie de me faire ce merveilleux cadeau. Un vol d’oies dont je ne me rappèle plus le nom (si l’un de ceux qui étaient là s’en souviennent, qu’il veuille bien éclairer ma lanterne…) s’élance de la petite étendue d’eau retenue par une hanse de rochers tout près de nous et nous passent au dessus en papotant. Un chien vient nous dire bonjour avant de suivre son maître joggeur. Les petites vaguelettes de lamer qui commence à remonter clapotent à nos pieds. Cela sent bon, la mer, les algues, le sable, le vent. On est bien. Si on n’avait peur de s’exploser en glissant sur les algues, je crois bien que l’on danserait…

L’année 2010 commence bien, sous le signe de l’amitié, de la liberté et de la beauté… Chouette !

 


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