Petit mot du dimanche soir

Il était une fois un ange qui était une femme.

Oh oui, je sais, vous allez dire les anges n’ont pas de sexe… et vous avez raison.

Mais cet ange là en avait un. C’est un mystère mais c’est ainsi.

Cet ange avait une mission très spéciale, il faut dire. Il devait aller auprès des femmes pour les aider, leur souffler qu’elles étaient dignes de respect, qu’elles étaient belles et qu’elles faisaient de belles choses. Il protégeait la vie aussi, la vie dont les femmes étaient dépositaires, gardiennes. Il les aidaient à prendre soin de leurs enfants, à s’émerveiller sur un petit pied qui sortait d’un chiffon sale alors même que tout était difficile dans leur vie. Il les aidait à créer, devenir peintres, écrivains, musiciennes, cuisinières, artistes, médecins, chef d’entreprise, sculpteur et bien d’autres choses encore. Car les femmes ont tellement de richesses en elles !

Cet ange avait beaucoup de travail, vous pensez ! Avec ce qui se passe en ce monde!

C’était un ange qui aimait rire et qui aimait la douceur, qui était fort et qui n’était que tendresse. Il était respect et Vie. C’était un ange qui permettait aux femmes de donner un sens à la vie des hommes. Car ce sont les femmes qui font les hommes, savez-vous? Elles leur permettent d’être un jour un homme lorsque, devenus grand, ils doivent se séparer d’elles et qu’elles les poussent dooucement vers les autres au lieu de les garder pour elles. Est-ce pour cela, parce qu’ils savent cela, qu’ils n’ont parfois de cesse de les rabaisser de les mettre sous leur pouvoir ?
Lorsque l’ange passait, les femmes oubliaient de pleurer et retrouvaient le sourire, leurs mains devenaient actives et elles n’avaient plus peur de se réaliser. Il était cette lumière qu’on trouve parfois au fond des yeux de certaines femmes. Cette petite lumière d’amour et de sagesse dans ces yeux délavés pas l’âge de celles qui ont connu toutes les cruautés du monde et ont été, finalement, plus fortes.

Clarissa Pinkola Estes appelle cet ange la Femme Sauvage. Celle qui redonne vie aux choses mortes en nous.
Elle est en moi comme en chacune de mes soeurs, comme en ma mère, grand mère et toute la lignée de femmes avant moi. Femmes qui ont eu le courage de porter en leur sein la petite fille qui deviendra ma grand mère, ma mère, moi… femmes blessées mais qui ont eu le courage de vivre.

Envie, moi aussi, d’accueillir cet ange et de l’écouter…

 

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