Les culottes des filles…

Version de la partie mâle de l’humanité:

« Est-ce qu’elle en a une ou pas ? »  « Ah, si je pouvais la voir (autre version: l’enlever) ! »

Version de la partie féminine de l’humanité:

« Est-ce qu’il a vu que j’ai mis une jolie culotte ? »   « Est-ce que cela vaut la peine de mettre une culotte avec des dentelles pour ce rendez-vous ? Ou bien je mets ma culotte en coton grisâtre mais bien plus confortable ? »

Ah, les culottes de filles… Elles font rêver, gamberger, imaginer, fantasmer, calculer… Pourtant ce ne sont que de petits bouts de tissu avec parfois un élastique en plus ou moins bon état autour…

Il faut se rendre à l’évidence, la culotte est un élément de garde robe qui pose un certain nombre de problèmes.

Tout d’abord, l’achat. Lorsque le temps est venu de nous affirmer femmes, à l’aube de l’adolescence, nous commençons à dédaigner les mignonnes culottes de coton, larges et confortables avec des petits nounours dessus, pour cette quintessence de la féminité qu’est la petite culotte avec des dentelles. Le principe semble être le suivant: plus c’est inconfortable, plus c’est sexy. Plus c’est sexy, plus cela va attirer les garçons.

Il y a un corollaire: plus c’est cher, plus, c’est… et le reste est identique.

On a le choix, dans les vitrines glamour des magasins en ville ou dans les rayons beaucoup moins glamour des supermarchés, à tout un choix d’éléments de lingerie à se mettre sur les fesses.

Il y a les classiques culottes, bien sûr. Mais elles peuvent être hautes, basses, extra basses, tellement basses qu’on a l’impression en permanence qu’elle va nous tomber sur les pieds au plus mauvais moment…

Il y a les boxers avec leur étrange manie d’avoir la couture entre les jambes, comme si les fabricants ne savaient pas que c’est justement là que notre conformation anatomique va permettre au tissu de s’immiscer et de provoquer de très désagréables irritations. Et comme il est assez malséant, pour une fille de mettre la main à son entrejambe pour dégager la chose, on en est réduites à supporter en silence, à se trémousser plus ou moins élégamment sur nos chaises de bureaux en espérant que cela va se dégager tout seul ou à faire croire à tout le monde que l’on a une cystite et aller 10 fois par jour aux toilettes.

Il y a les brésiliens… élégants sur des jambes interminables et des fesses sans une once de cellulite (ça c’est sur le pub) et beaucoup moins sur nous (ça c’est dans le miroir). Il y a aussi les tangas et les strings. Personnellement je n’ai jamais vraiment fait la différence entre l’un et l’autre… Il y a moins de tissus, tellement moins que je me demande l’intérêt de porter ce genre de chose. A la limite, un homme peut avoir envie d’avoir les fesses à l’air et porter un string. Je le conçois. En effet, il y a un rôle sustenseur à assurer, sur le devant, qui peut légitimer le port de la chose.

Mais pour les femmes ? Ca sert à quoi ? Il n’y a rien à soutenir que je sache ! Quant à cacher quelque chose, c’est parfaitement symbolique vu que les dits strings sont rarement en coton bien épais mais plutôt en voile évanescent ou en dentelles transparentes. Cela dit, moi, je veux bien. Je n’ai rien contre. Si certaines éprouvent du plaisir à la ficelle dans la raie, il n’y a aucune raison de les critiquer…

En ce qui me concerne, je ne trouve pas cela bien agréable et si j’avais envie d’avoir les fesses à l’air, je trouve plus simple ne pas mettre de culotte du tout.

Donc, la forme…

Et puis, il y a les culottes de luxe et celles qu’on achète au supermarché entre deux pack de lait et la salade en sachet. Les premières sont infiniment plus chères que les secondes. Elles bénéficient d’un marketing raffiné, d’un packaging classieux et d’une aura de prestige qui fait que chaque femme rêve de pouvoir en acquérir une pour se transformer dans l’instant en une déesse mystérieuse et intensément séduisante. On dépense une fortune (« c’est de la soie, madame ! », peut être, mais au kilo, c’est plus cher que du diamant…), on ressort du magasin avec le joli petit sac avec le petit noeud dessus, l’ensemble culotte et soutien gorge confortablement installé dans du papier de soie, et on se dit qu’avec cela, on va enfin faire décoller sa carrière amoureuse. La femme sublime, c’est nous…

Euh… oui… peut être… Le temps de la porter deux ou trois fois. Parce qu’après quelques lavages, la soie, elle n’a plus de forme et parfois plus de couleur non plus. La délicate dentelle de calais s’est déchirée sur la fermeture éclair du jean. L’élastique a comme une envie de se faire la malle…

Alors que les secondes… arrivent au même résultat dans le même laps de temps, mais au moins, on ne s’est pas ruinées pour cela. Les unes et les autres finissent immanquablement dans le même tiroir, déclassées, avec les utilitaires. C’est la dure loi des culottes…

Or, il me semble que nous, les filles, on se fait avoir.

A vrai dire, ma petite expérience me fait dire, qu’à part les fétichistes patentés (et ils ne sont pas si nombreux que cela), la plupart des mecs se moquent totalement de la culotte. Leur choix se porte beaucoup plus volontiers sur ce qu’il y a en dessous. La culotte, qu’elle soit de soie ou de coton, échancrées ou bien enveloppante, est enlevée en 2 secondes chrono pour laisser la priorité au principal: le véritable objet de leur convoitise. Parfois, c’est tout juste s’ils remarquent qu’on en a une (et s’il ne pensent pas, qu’au fond, c’est une assez mauvaise idée en soi)…

On a pourtant, avant chaque rendez-vous, gambergé pendant un certain nombre de minutes devant le « tiroir » aux petites culottes pour choisir celle qui le fera craquer, celle qui mettra le mieux en valeur notre corps sublime, celle que l’on dévoilera subtilement et voluptueusement et pour laquelle il aura les yeux pleins de convoitise contenue, celle qu’il enlèvera délicatement avec des mouvements lents et sensuels afin de laisser monter le plaisir…

Las ! ils s’en foutent et la durée d’apparition de la dite starlette dans le film (et de sa con-soeur le soutien gorge)  sera désespérément courte, à vous dégouter de faire du cinéma!

Et là, j’en viens au corollaire de la culotte: le soutif. Si possible, le soutif assorti. Comme si ce n’était pas assez compliqué comme cela, il faut donc tenir compte de ce deuxième élément de la paire. Elément qui a, comme les chaussettes, la mauvaise idée de ne jamais être dans le tiroir en même temps que la susdite. Mais ce sera pour un deuxième chapitre.

 

7 commentaires à “Les culottes des filles…”


  1. 0 unhomme tranquille 29 nov 2009 à 12:07

    Les slips des garçons…

    Face à la version de la partie mâle de l’humanité :
    « Est-ce qu’elle en a une ou pas? » « Ah si je pouvais la voir (autre version : l’enlever) ! »

    Il y a la version de la partie féminine de l’humanité
    « Est-ce qu’il en a une grosse ou pas? » « Ah si je pouvais la voir (autre version : la gouter)! »

    Plutôt que de supputer, d’échafauder des hypothèses de filles, de vouloir se mettre à la place de ceux qui en ont une (ou un selon le qualificatif que l’on dresse pour designer anatomiquement le sexe de l’homme) alors que l’on en a pas, achetez le CD de Souchon « voir sous les jupes des filles » pour savoir ce qui fascine les hommes depuis l’origine du monde…

    Donc, pour se résumer, en matière de dessous féminin, la préférence féminine semble s’orienter vers un besoin de confort et de sensation douce et cotonneuse pour que l’entrejambe ne soit pas stressé et se sente bien dans ses pantoufles, comme à la maison… mais aussi une envie d’afficher son pouvoir de séduction en donnant un écrin, certes peu pratique à utiliser et à entretenir, influencé par la dernière pub Aubade, mais digne du joyau qu’il abrite…

    Pour l’homme, le problème est tout autre car, comme d’attentifs observateurs l‘ont écrit avant nous et contrairement au sexe féminin, le sexe de l’homme est externe !
    Et à partir de cette constatation, commence, pour l’homme la préoccupation de sa vie.
    Depuis toujours en général et depuis sa naissance en particulier, le petit garçon, l’adolescent puis l’adulte veut avoir la plus grosse… pourquoi ? Je ne sais pas trop, mais monsieur Freud nous l’a expliqué il n’y a pas si longtemps dans ce même blog.

    Donc, je me permettrais d’éliminer de mon propos ceux qui en ont une grosse, car peu leur importe dans quel enveloppe se trouve leur objet sacré puisqu’à la moindre apparition du prodigieux engin, personne ne se souciera du paquet d’emballage pour se concentrer, la bouche en cœur, sur les proportions du bazar…

    Non je vais parler de nous, les petits, les sans grade.
    Ceux qui le jour de la distribution des attributs virils n‘étaient pas attentifs, ne connaissaient pas la valeur et la conséquence sur leur vie de cet acte.
    Ceux qui jamais n’exposent au grand jour cette partie de leur anatomie, coupable d’une faute de gout originelle de ne pas avoir choisi le XXL mais de s’être contenté du tout venant, d’un appareil fonctionnel, d’un bon rapport qualité/prix mais sans saveur, sans l’aura qu’il porte dans l’imaginaire collectif…
    Bref, comme si c’était une faute de gout d’en avoir une normale.
    Oui je dis normale !, car il est impensable pour un homme voulant encore croire à son utilité sexuelle ou même sociale de dire petite… (Sachant la normale va de la petite + à la Rocco Sifredi – - -)

    Maintenant que le héros de l’histoire a été présenté, reste à introduire son acolyte, son compagnon des bons et des mauvais jours, son fidèle confident discret, secret, connaissant ses moindres émotions ou désirs : le slip.

    Que porter ? Que choisir pour que durant toute une journée son sexe soit au top ?
    A l’aise le matin au bureau dans un pantalon mal taillé sur un canapé trop étroit sans sentir son entre jambe remonter dans sa gorge et devenir le soir dans le même slip un sex-symbol devant son amoureuse succombant devant tant de sensualité bestiale…

    Et là, une nouvelle question se pose… si on parle confort, la bite, quelque soit sa taille ou sa couleur n’est pas celle que l’on doit chouchouter, mais il faut plutôt penser aux testicules (je sais, c’est un autre débat, mais je caresse l’idée de l’ouvrir bientôt).

    Alors, en tenant compte de toutes ces contraintes, que faut-t-il mettre ?

    Rien…
    Assez confortable dans un jean, la sensation directe de son sexe sous la toile épaisse est assez excitante et la surprise provoquée chez les moins blasées peut provoquer une certaine émotion…

    Kangourou, kangourou, kangourou !
    Le vrai, blanc épais côtelé, avec l’ouverture sur le coté pour laisser une issue au membre viril… Le kangourou doit se porter bien haut sur le ventre, grisâtre, élimé, distendu et s’accompagner obligatoirement pour éviter toute faute de gout d’une paire de chaussettes éculées. L’avantage, le gros tissu en coton dissimule bien la nature exacte de la queue qui s’y cache. Avec lui, une maitresse motivée ne sait pas au premier coup d’œil si elle doit s’attendre au meilleur ou au pire…

    Slip classique
    Facile à trouver, existe en un grand choix de couleur, tout le monde en a porté, rien de très bandant, selon la matière, peut mettre en évidence une anatomie avantageuse mais aussi un escargot léthargique…

    Boxer
    Ajusté sur le sportif baraqué des catalogues de vente par correspondance ou d’internet …
    Le boxer est a priori le slip du sportif et laisse transparaitre un message subliminal : je suis sportif, je prends soin de mon corps, je suis super entrainé et je sais bander tous mes muscles.

    String
    Ficelle derrière, triangle devant dont le principal avantage est qu’il ne peut pas conserver le secret d’une érection naissance, on voit tout, on montre tout. Dès la première alerte, Pôpôl
    montre le bout de son nez… Confortable si on aime sentir une ficelle entre ses fesses, tellement petit qu’il en est excitant par son obstination à tout dévoiler même le plus petit animal…

    Caleçon
    Uni, à rayures, à carreaux, à pois ou à motifs… tous identiques, tous différents, suffisamment larges pour dissimuler le dissimulable tant qu’il ne devient pas évident comme le nez au milieu de la figure… pour les amateurs de liberté d’expression, rien n’est figé dans un caleçon, tout vit, bouge, s’adapte à la situation et aux événements…

    Répondre

  2. 1 agnes2nantes 29 nov 2009 à 14:35

    J’écrirai bien « j’adhère totalement », mais, vu le sujet, je me demande si cela est bien approprié !
    Oui, les slips des garçons ont aussi leur complexités d’analyse et leurs finesses de compréhension. Bravo. j’ai adoré ce texte de l’homme tranquille… Il m’a titillé le sourire et fait brillé les yeux… si, je vous assure ! Je ne regarderai plus jamais l’entre-pantalon d’un monsieur de la même manière…

    En effet, mine de rien, nous abordons là un sujet brûlant dans le quotidien de la rencontre amoureuse…
    Voir apparaître, après avoir, d’une main tremblante et impatiente, fait glisser le zip du jean, non sans avoir imaginé avec délice les plaisirs à venir rien qu’à effleurer la dureté de la chose toute recroquevillée dans sa prison de toile et de respectabilité, et qui cherche désespérément à s’en échapper (la nature sauvage de l’homme qui bande…Ahhh!!!), bref, disais-je, voir apparaître, avant l’objet lui même, un vilain slip aux couleurs passées et à l’élastique défaillant, fait baisser très nettement l’érotisme ambiant… C’est comme un retour au réel assez brutal.
    Soit on fait semblant de ne pas l’avoir vu, soit… on fait semblant de ne pas l’avoir vu. Oui, c’est pareil, mais il y a peu d’alternatives, en fait…
    L’idée de l’homme tranquille de ne rien mettre du tout est, de mon point de vue, une bonne idée… je dois reconnaître qu’elle est assez excitante… Attention, tout de même. Cela peut comporter des risques. Coincez un peu de peau ou de poils dans la fermeture éclair, et la soirée est fichue ! Si ce n’est la semaine… Mieux vaut alors choisir des pantalons à boutons. Plus chers mais plus prudents.
    Une chose encore, ou plutôt trois:
    – Personnellement, je me moque bien de la taille de l’engin. (Je ne porte aucun intérêt pour les fac-similés impressionnants sensés apporter un remède à la solitude des femmes. Cela me fait autant d’effet qu’un épilateur électrique et je n’ai aucune tendance SM)C’est plutôt le monsieur à laquelle elle est rattachée qui m’importe. Ses mains, son regard, ses baisers, son désir et même (soyons folle et grossière)… son amour qui me font grimper aux rideaux. L’érotisme féminin est diffus dans tout le corps de la femme et non pas limité à son sexe et encore moins à son vagin… mais je n’apprends rien à personne… Juste un rappel pas forcément inutile… Donc, la question féminine n’est pas: est-ce qu’il en a une grosse, mais: est-ce qu’il sait s’en servir?
    - Quant à la gouter… moui… ça dépend… ça peut aller du nirvana, effectivement… au rêve de chiottes, beaucoup moins intéressant…
    - Caresses aux bourses, qui les pauvres, sont souvent oubliées dans la bataille, et pourtant, elles font de leur mieux…

    Répondre

  3. 2 Legué Bénédicte 29 nov 2009 à 16:08

    Beaux morceaux d’anthologie, si si! L’écriture est aussi incisive que les sujets.
    J’ai particulièrement apprécié la version « carrière amoureuse » en dessous chics.
    Et pour les suites ?

    Répondre

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