Il est des jours…

Il est des jours gris qui pèsent sur les épaules, des jours où l’on se sent écrasés de fatigue au moindre effort, des jours moroses où l’avenir semble ne même pas exister, des jours si tristes…

Ces jours là, il faudrait les chouchouter et les bercer dans nos bras pour les consoler. Les entourer de douceur et les envelopper de tendresse. Ils n’y sont pour rien, les pauvres! Chassés de partout, ils sont arrivés dans nos vies imperceptiblement, sans même que l’on s’en rende compte et ils s’installent, l’air las, parce qu’il faut bien qu’ils existent et qu’ils se posent un peu. Ils sont fatigués eux aussi et ils aspirent à un peu de soin…

Il ne sert à rien de se mettre en colère pour les chasser. Ils en seront encore plus tristes et pèseront plus lourd sur notre coeur. Non, pour les alléger, il vaut mieux les accueillir pour ce qu’ils sont. Des moments à vivre. La trame constitutive de la vie, une harmonie de toutes les couleurs où le gris et le noir ont également à jouer leur partition; Un morceau de musique dans lequel les graves mettent en valeur les aigus pour y créer la beauté imparfaite et émouvante de l’humaine condition.

Ces jours là ont leur utilité. Ce sont des moments de pause, de repos et de paresse qui nous permettent, mine de rien de nous ressourcer. C’est comme l’hiver où tout s’endort dans une immobilité qui ressemble à la mort mais qui prépare en sourdine le printemps. Les jours de tristesse préparent les jours de joie. Ils ne peuvent d’ailleurs pas exister les uns sans les autre… Enfin, il me semble.

Oui, oui, facile à dire, Agnès… mais, le fais-tu ?

Oui, non… si…
Il me semble que l’on a pas vraiment le choix.

Je n’aime pas ces jours là. Je ne les ai jamais aimés et je me suis toujours efforcée de les chasser, de les réduire, de les oublier, de les nier, quitte à faire semblant, dans un trompe l’oeil bien au point pour les autres mais qui me met en porte à faux au fond de moi . Ils réveillent trop de mauvais souvenirs et de souffrances muettes pour que je puisse leur sourire… Oui, mais…

Le résultat est pire. Ils finissent pas s’incruster dans ma vie comme de vilains parasites et me coincent dans leurs rets noirs et étouffants jusqu’au blocage. Ils prennent alors toute la place. Je n’existe que par eux, prisonnière d’une malédiction que j’ai moi même concoctée. C’est stupide.

J’ai envie d’essayer de faire autrement et des les accepter simplement. Etre douce avec moi, régresser pour me materner un peu et me donner ce qui m’a tant manqué autrefois. Des choses simples, un malabar, un bol de chocolat chaud, un bain moussant qui sent bon, un film drôle, des caresses tendres sur la peau d’une joue, une sieste… des petits riens qui vont peu à peu amadouer ces jours gris et les rendre supportables ou même pleins de richesses.

Il n’y a de richesses que celles du coeur. Ces jours là créons de la richesse en nous aimant nous-mêmes un peu plus.

Qu’avons nous à y perdre ?

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