Conflit existentiel

Oui, bon, je suis pas mal sur le sens de ma vie en ce moment…

Ca tangue, ça remue, ça bouscule et j’ai parfois le mal de mer…

Mais j’ai l’impression que je ne suis pas la seule en ce moment. Non ? Sauf que, peut être à cause de mon métier, je m’efforce d’en être consciente et à cause de ma nature un peu pitbull, d’améliorer les choses.

Je refuse de ne pas être bien dans mes baskets. C’est comme ça. Je ne me suis jamais résignée et si la solution fait mal ou m’angoisse parce qu’elle est l’inconnu, je fonce quand même. J’explose, j’écrabouille, je pulvérise, je dissocie façon puzzle, (pour paraphraser Audiard) doit dans le problème. Je serre les dents et j’avance.

Le corrolaire c’est une certaine naïveté car parfois, dans mes relations avec les autres, je fonce aussi sans me méfier et je reste loyale très longtemps avant de réaliser que je me fais avoir ou même carrément détruire (enfin, détruire, ça c’était avant. Maintenant, j’ai quand même appris à m’éloigner des gens toxiques, dès que je les repère…)

Bref.

Ce matin, dans la demi-conscience de l’éveil, j’ai reçu un message.

De moi sans doute.

Un petit bout de film perturbant que je souhaite partager, car il illustre assez bien,  je crois, notre humaine condition. Et surtout en ce moment.

L’image montre un cadre, assez joli, posé dans un jardin, calme, doux, facile… des pampres végétales l’entourent. Il est posé sur une herbe tendre… Il est dans une atmosphère d’évidence, de non efforts…

Dans le cadre est écrit les mots: « je meurs ».

Mais une voix vibrante et aimante, belle et musicale, me dis, alors que je regarde le tableau : « Ne meurs pas, Agnès !, ne meurs pas! ». Comme une prière.

Mon interprétation, pour ma personne, est que j’ai reçu, par l’histoire de ma famille, par la mienne, et par ce que j’ai vécu, l’injonction de mourir, de ne pas vivre. Que c’est la seule et la meilleure solution pour moi. renoncer à vivre, subir, obéir, mourir à sa force de vie parce que personne ne veut de moi sur cette terre et que je dérange les autres. Ma seule échappatoire est de devenir leur esclave, de devenir une enveloppe vide, de renoncer à être, pour n’être que leur objet utile, en attendant que la mort me délivre…

La mort comme la solution à la souffrance. Comme solution à cet interdit au bonheur de l’incarnation, de la vie, de l’intelligence et de la créativité. la mort douce de ne plus être et de se fondre dans un océan de rien comme dans le sommeil, le repos. La fuite. Le renoncement.

J’ai l’impression d’entendre les mots de ma mère lorsque j’entends « Meurs ! C’est tellement mieux de mourir ! Ils ont tellement de chance, ceux qui meurent ! Ils ne sont plus malheureux sur la terre… Meurs, pour ne plus souffrir, ma petite fille, c’est mieux pour toi, c’est ce que je souhaite au fond de mon coeur pour toi… C’est tellement horrible d’être une femme ! »

Comment ne pas faire un parallèle avec ce qui se passe en ce moment ?

Mon interprétation plus générale, c’est que nous sommes face à des injonction paradoxales qui nous poussent à renoncer à la vie.

Mourez, les pauvres, les étrangers, les fainéants, les sans travail, les fonctionnaires, les artistes, les gens qui aiment être ensemble, les gens qui aiment se rencontrer, se parler, rire, se prendre dans les bras, s’embrasser, s’aimer, les gens qui ne veulent pas être indifférents aux autres, ne s’occuper que d’eux-mêmes, ne pas être un winner individualiste et connecté, coupé du réel dans un monde virtuel dans lequel il est seul !

Mourez, ceux qui veulent simplement vivre leur vraie vie, avec leur Etre complet: corps, intelligence, esprit, et raisonner avec le monde reel, temps, espace, relations avec le vivant, tout le vivant!

Mourez ceux qui veulent simplement boire un verre en terrasse, rire au cinéma, s’enthousiasmer au théâtre, caresser un autre corps, comprendre et décider de ce qui est bon pour soi… mais aussi se sentir respecté, apprécié, pris en compte dans son travail, dans sa vie privée, dans ses décisions…

La mort (psychique) comme solution de facilité pour garantir la paix sociale, et l’Ordre actuel.

Mais la petite voix ne renonce pas.

Dans mon rêve éveillé, elle répète, elle encourage, elle aime. Sa voix chaude et vibrante, pleine d’énergie, me demande de prendre mon courage à deux mains et de ne pas renoncer. De ne pas croire à la solution facile, de ne pas m’y laisser entraîner parce que lutter serait trop dur ou que je ne peux pas le faire. Elle encourage. Au sens étymologique du terme. Elle parle à mon coeur. Elle parle à ce qui aime en moi pour le réveiller, pour me donner la force de m’aimer assez pour choisir la vie et ne pas céder aux sirènes de la soi-disant évidence.

Vivre, ce n’est pas facile. Il y a des épreuves, des larmes, des souffrances, oui.

Mais ce combat est toujours vainqueur. Toujours. Toujours. Promis.

Choisir de vivre, c’est choisir d’être. Etre fier de soi, Etre libre, Etre drôle, Etre bien. Etre heureux car on apporte tout ce bonheur aux autres qui vous le rendent bien. Etre intégré dans une grande communauté de vie qui vous insuffle force et courage, paix et bonheur, rires et tendresse.

On ne peut pas être heureux seul.

On ne peut pas être heureux si on n’est pas vivant, pour tisser ces liens dont nous avons besoin.

Et on ne peut tisser ces liens si on renonce à être.

Aujourd’hui, nous sommes face à un monde qui nous infantilise, nous culpabilise, nous rend honteux d’être, qui nie notre intelligence et notre capacité à décider de notre vie, en conscience.

Ne renonçons pas à vivre. Ne mourons pas à nous mêmes.

Personne n’a à nous dire ce que nous devons faire ou pas de notre vie. Personne n’a à décider du Bien pour nous. C’est à nous de décider des régles qui protègent le bien commun, pas à de soi-disant experts ou des politiques véreux.

Soyons libres.

Libre d’être celui ou celle qu’il est.

Libre de réaliser notre potentiel professionnel et d’offrir au monde le meilleur de ce que nous savons faire, marqué de notre sceau comme la signature des maîtres sur leur chef d’oeuvre. Pouvoir être fier et reconnu dans notre « faire », parce que tranquille dans notre être, confiants en soi. Dans l’estime de soi.

Libre de penser et de débattre de sa vie, de sa santé, de ce qui nous concerne, considéré comme intelligent et raisonnable.

Libre d’avoir envie d’être heureux. Avec les autres. Car il n’y a pas de bonheur sans les autres. Oui je me répète mais c’est important. Ce n’est pas au numérique que nous devons être connectés, mais aux autres. Le numérique nous informe (au point de nous submerger) et décide pour nous tellement de choses (soi-disant mieux). Mais nous avons plus besoin de communication que d’information. (la communication va dans 2 sens, l’information dans un seul).

Bref, au lieu de nous disputer, comme dans une cour d’école en fonction de ce que le maître a imposé, aimons nous, rencontrons-nous, car la voix de la vie, c’est « bats toi pour vivre ! Ne renonce pas ! et ensemble faisons respecter (reconstruisons) la démocratie qui est bien malade aujourd’hui.

Pour faire la démocratie, il fait se parler, se respecter et être ensemble.

Personne ne peut vivre pleinement son être sans démocratie, aujourd’hui.

Surtout, il faut être vivants !

Bises

Petit vademecum pour désastre politique

Nous sommes face à des pervers.

Dans un systéme pervers.

Un systéme pervers qui se prend pour la normalité et nous impose l’incohérence et la folie comme la seule voie possible. TINA.

Bon.

Alors, que fait-on face à un pervers ?

On explique, on négocie, on argumente, on discute ? Non, cela ne sert à rien. Un pervers se croit tout puissant, l’alpha et l’oméga de la réalité, du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Il est la seule origine du réel (qui n’est que son fantasme) et donc les autres ne peuvent avoir raison que s’ils sont de son avis. Il est seul dans son Olympe. Or une discussion suppose un émetteur et un récepteur, donc deux personnes à égalité. Impensable.

On lutte ? Non. Cela ne sert à rien non plus. Le pervers a organisé sa vie pour que le rapport de force soit toujours en sa faveur. Grâce au mensonge et à la manipulation, il utilise toutes les institutions, toutes les règles et toutes les structures de pouvoir pour ses propres projets (parce que c’est notre projeeeeet !) c’est à dire sa propre domination absolue. Et, plus on lutte, plus on le renforce.

On fuit ? On renonce ? On se retire du monde ? On va dans une ZAD… Bien mais individualiste. On se sauve avec les copains mais on laisse le monde se casser la gueule… Pas top. Cela ne permet pas de changer quoi que ce soit et c’est le laisser maître du terrain. On se protège individuellement, mais on renonce, d’une certaine façon a construire une société, un commun, un espoir. On végète et on déprime, coupés de la force créatrice de vie.

Ouais, Agnès, ben alors, on fait quoi ?

On ignore et on agit.

Surtout, on renonce à le peur. A la colère créée par le mensonge et à la tristesse.

On ne bâtit rien sur ces émotions négatives. C’est pour cela qu’il les génère en permanence. La peur tétanise ou rend agressif, elle divise, elle détruit. La colère monte les gens les uns contre les autres, génère de l’incompréhension, de l’agressivité, du rejet et potentialise la peur. Elle enferme dans les caricatures et empêche la communication. Elle nous détruit aussi car on a honte d’avoir cédé à la colère. La tristesse empêche l’action. Elle est temps de deuil, d’immobilité, de renoncement. Elle détruit toute solution.

A la place, on choisit la joie, la fraternité, l’enthousiasme et l’humour.

La joie, ça donne envie de vivre

La fraternité, ça construit la société et cela facilite la vie de tout le monde

L’enthousiasme, ça fait agir, et persévérer

L’humour, ça permet de ne pas subir et de récupérer sa liberté.

Et l’ouverture à l’autre, la curiosité envers l’inconnu et la confiance en notre génie commun.

L’autre, les autres, là, qui se prennent pour des génies, on les ignore, on se moque d’eux, on trace notre monde sans eux.

Le zozo, on le laisse parader mais on n’obéit pas. On le prend à son propre piège et lui faisant croire à notre soumission en disparaissant de ses radars numériques et, tranquillement, concrètement, on construit des liens réels entre vrais gens.

Au lieu de manifester contre lui ou contre le système, ou contre une loi, et de se faire tellement taper dessus qu’on hésite à y retourner, on se retrouve pour manifester pour nous. On va dans la rue pour se rencontrer, échanger, danser et construire ensemble quelque chose de positif, qui nous plait.

On met en place des lieux où on réfléchit ensemble à l’avenir de notre quartier, de notre rue, de notre village, de notre région, de notre espace de vie, on s’invite à des banquets républicains et démocratiques pour rêver ensemble à une nouvelle société, on participe à des création d’activités, on donne des coups de mains, on s’entraide, on invente, on fait des tentatives (là la ZAD, c’est chouette si elle est un ferment ouvert sur les reste de la société, lieu d’expérience, un levain qui va faire lever la pâte…),

Dans les manifs, on crée des évènement participatifs. par ex: au lieu de prendre des tracts politiques qui disent globalement toujours la même chose, on s’échange des petits mots, des dessins, une expression, un phrase, un message, une demande, une proposition d’aide ou de lieu de rencontre, une musique, un poème, … Un truc qui va te faire rencontrer le mec ou la nana à côté… et ça circule…

Ca dure 1 heure, et après tout le monde se barre. Mais avec des richesses plein le coeur. De manifestation en manifestation, cela crée des liens, des collectifs, du partage, un réseau dans lequel on se reconnaît et on s’entraide. On tisse le tissu social que les sbires du néo-libéralisme s’acharnent à saccager.

Et les flics se retrouvent comme des cons, tous seuls, à nasser personne… si ce n’est leurs collègues déguisés en black blocs….

Autre idée, des balles de ping pong avec des mots forts dessus (genre liberté, fraternité, démocratie, bienvenue en France, je vous aime….) que chacun apporte à un endroit précis… avant de partir … Belles images en perspective: Les FDO en train de courir après les milliers de baballes dévalant par exemple les escaliers du sacré coeur…

Bref, on s’aime…

Un truc qu’il ne peut connaître, l’amour. dommage pour lui. C’est son choix

Et la politique, ma brave dame, elle est où à part dans le titre ?

Ben, partout. Quand des humains se rassemblent dans un café ou une salle des fêtes ou chez Mme Michu du troisième, pour décider ensemble de comment ils veulent vivre ensemble, c’est de la politique.

Ben oui, mais la démocratie ? les institutions ? Les partis ?

Ah les partis….

Quel parti va pouvoir changer les choses ?

Est ce qu’un parti, tels qu’ils sont aujourd’hui, peuvent changer les choses ?

Pour la majorité des français, non.

Bon, là, je fatigue.. Il est 23h17.

Demain, je reprends…

Bisous

 

Ces bons pères de famille…

Encore …

Me voilà accusée de violer des bons pères de famille…

Ces messieurs me la jouent énamourés et vaincus par la force de leurs sentiments pour moi, par ma faute. Je les aurais pris par surprise, je les aurais attrapés dans mes rets scandaleux, détournés du droit chemin, eux qui ont eu jusques-là un comportement irréprochable… et qui ne regardaient que leur femme…

Mais voilà, c’est plus fort qu’eux ! Ils mettent à mes pieds leur cœur palpitant, me trouvent passionnante et merveilleuse et me dévorent des yeux, ne cessent de penser à moi, et sont tout tourneboulés… Je bouleverse leur vie…

Bon, au détour d’une question de ma part, il avouent du bout des lèvres qu’ils sont mariés.  Et qu’ils n’ont pas du tout l’intention de ne plus l’être. Mais qu’importe ! Ils m’aiment ! Ils font tout pour m’en convaincre, me rappellent, vont voir 10 fois ma photo sur linkedin, m’écrivent des mots tendres et respectueux, m’invitent au restaurant, m’écoutent pendant des heures en ayant l’air de me trouver géniale et intelligente… Et puis lorgnent mon décolleté et font de discrètes allusions à la chambre à côté… Mais en tout bien tout honneur, par amour… Il faut bien, de temps en temps se laisser aller à la force de la passion, que diable !

A condition d’être rentrés pour dîner pour que bobonne ne se doute de rien. Faut pas pousser…

L’investissement en parole est considérable. Ils ont du se faire conseiller par une boite de com. Par contre, la partie d’investissement de la personne, en vrai, est particulièrement succincte…

La première fois, il y a environ 14 ans, j’ai plongé dans l’histoire et je suis tombée amoureuse. J’ai horriblement souffert.

Cette fois-ci (mais ça date aussi un peu), je me suis un peu plus méfiée.

Sa femme m’a appelée aujourd’hui. Nous avons parlé et je me suis rendue compte que le monsieur avait réécrit l’histoire pour se donner le beau rôle, celui de la pauvre victime. Comme le fit, en son temps, Henry.

Or, leurs grands sentiments et leur harmonie d’âme avec moi sont sérieusement corrélés avec les activités couchées aboutissant à un acte sexuel vite fait bien fait (enfin, bien fait, je n’en sait rien parce que je n’ai pas été jusques là, au grand dam de ces messieurs), avant de reprendre leur vie tranquille de bons pères de famille. Ben oui, une petite baise, et puis on se sent bien mieux.

Enfin, pour ceux qui ne sont pas corsetés par leurs principes poussiéreux et hypocrites et tiraillés entre leurs désirs et leur surmoi garde chiourme, n’est ce pas Henry ? On séduit, on aime, puis on n’ose conclure. Parce que conclure, cela aurait été écouter la vie et l’amour en soi, être honnête et vivre dans la vérité… Non le mensonge bienséant est plus rassurant, le malheur dont on a l’habitude plus tranquille, la mort de l’âme permet d’être passif et de ne pas prendre la responsabilité de vivre… et tant pis si cela crucifie l’autre que l’on a entrainé dans l’aventure… Je me demande si ce n’est pas encore pire. Au moins, Jean, je l’ai vu venir avec ses gros sabots.

En gros, ils veulent le beurre, l’argent du beurre et baiser la crémière.

Sauf que je ne veux pas être la crémière.

Problème.

Mais qu’importe, ils insistent, tentent des approches maladroites, des regards tendres, des suppliques… On ne vit qu’une fois… carpe diem. Et puis quoi, ils ont payé le restau, quand même !

Mais c’est d’ailleurs ce côté maladroit qui, à chaque fois, m’a fait croire qu’ils étaient sincères. Les pro de la maitresse, heureusement, je les repère de loin.

Mais j’ai une certaine tendresse pour ces hommes bafouillants, hésitants, manifestement mal à l’aise avec une situation dont ils n’ont pas l’habitude. Je les écoute, j’essaie de les comprendre, je leur explique mes limites, parfois, même, je me laisse prendre par cette douceur d’être « aimée »… Je me dis: « Au fond, et si ils avaient vraiment des sentiments pour moi… » J’essaie de les écouter et de les orienter vers une relation  amicale, une tendre complicité, une connivence intellectuelle, puisque je ne pourrait être la maîtresse d’un homme marié. Et puis, qui sait, peut être, qu’effectivement leur mariage bat de l’aile (pour le premier, Henry), pourquoi abandonner ce pauvre homme à la solitude d’une vie sans amour ? Alors, laissons lui le temps de faire ses choix et de prendre ses décisions… Qui suis-je pour décider pour eux de leur vie ?

Cette maladresse que j’ai pris pour le signe de réels sentiments pour moi, et qui n’étaient simplement que manque d’habitude. Ou pas. En fait Henry m’a aimé. Et peut être aussi Jean, un peu. Mais aucun m’a accepté d’assumer les conséquences de cet amour. Car sinon, comment expliquer qu’ils se soient mis dans des situations pareilles, sans même aller au lit ! Qu’ils m’aient poursuivis malgré le fait que je me refusais à être une maîtresse, rappelée, gardé des photos de moi, rompu pour revenir après ?

Découverts par madame, là, le ton change. Il s’agit de sauver sa peau, ses habitudes et sa respectabilité.

Et ce que je ne supporte pas et me met en colère, c’est leur tendance à se comporter comme des minables, des lâches et des pleutres. Face à leur femme, effondrée, ils plaident non coupable et même pas responsables. Tout est de ma faute. Je suis une horrible femme fatale qui les a manipulés et obligés à sortir du droit chemin, une salope effrontée qui les a allumés et excités pour les faire chuter.

Ces hommes qui m’ont fait la cour pendant des mois, qui  étaient avertis des limites que je posais à une relation amoureuse (les hommes doivent être libres d’entrer dans ma vie, pas d’y faire des CDD de quelques heures plus ou moins renouvelables), qui mendiaient mon attention, qui me portaient au nues, m’ont fait un flan pas possible (genre: je t’appelle juste pour entendre ta voix, pour Henry, sans doute plus romantique; genre, je bande comme un âne et je me permets des gestes déplacés afin que tu te rendre compte par moi-même, pour Jean) se défendent en prétendant que je leur ai sauté dessus !

Non mais je rêve !

Et non content de me traiter de salope, ils pensent rassurer leur femme en niant tout sentiments envers moi. Ni d’amour, ni tendresse, respect ou amitié envers moi, rien. Je suis ravalée au statut de cul. Un cul tentateur. En fait, les pauvres choux, ils se sont fait manipuler par une femme fatale qui les a ensorcelés. Bien sûr qu’ils ne voulaient pas coucher avec moi ! C’est moi qui les ai forcés, et ils ont courageusement résisté.

Ben voyons ! Mais pour qui ils se prennent ? Pour des Adonis, des Don Juan, des hommes tellement irrésistibles que les femmes se jettent à leurs pieds en leur disant « prends moi, prends moi … »

Quels mufles et gamins pris la main dans le pot de confiture ! C’est pas moi, c’est elle !

Ce serait moi qui aurait voulu une relation pourrie, avec un homme jamais disponible, inattentif à ce que je vis, m’interdisant de construire une vie de couple, de partager les moments doux du quotidien, d’avoir un homme qui m’accompagne dans ma vie quelque soit mon chemin, qui partage mes enthousiasmes et mes tristesses, ma famille et mes voyages, mes découvertes et mes épreuves. Qui s’engage pour moi parce que je suis unique et précieuse, plus précieuse que tout, pour lui?  Je renoncerait à tout ça pour une partie de jambes en l’air ?

Mais pour qui ils se prennent ?

Je suis en colère.

Par leur trahison, par leur manque absolu de respect, par leurs mensonges et par leur violence à mon égard, à l’égard des femmes, par leur bêtise surtout.

Je suis aussi en colère contre moi: comment j’ai pu les prendre au sérieux ?

Vexés, sans doute de ne pas avoir réussi à obtenir ce qu’ils voulaient, ils se vengent. Comme des gosses.

Et je m’en veux de les avoir pris pour des hommes. Des hommes capables d’avoir des sentiments et de les assumer dans la vérité et le respect des autres. Des hommes capables d’amour. Des hommes virils et tendres.

Pas des mômes qui n’assument pas leur virilité et ont besoin de la domination masculine pour se rassurer. De donner en pâture celle qu’ils ont désirée et même peut être aimée, pour sauvegarder les apparences, leur propre virilité.

Comme si c’était une évidence que le désir des hommes devait être obligatoirement accueilli et accepté par les femmes, comme si ils nous faisaient un honneur de nous désirer et que nous devions naturellement les laisser user de notre corps pour qu’ils prennent leur plaisir, quelque soient les conséquences et les souffrances que cela peut engendrer auprès de nous qu’ils disent aimer. L’officielle ou l’officieuse. Celle qui est trompée, trahie, et celle qui attend le bon plaisir du prince et ne vit que par pointillés, de loin en loin. Aucune des deux n’est aimée. Juste utilisée. Car quand on aime, on souhaite que l’autre soit heureux. Pas juste que l’autre vous tripote la bite.

 

 

Shahima, petite fille

La Shahima particulière de mon précédent billet semble être hors de danger aujourd’hui.

Il lui faudra affronter l’exil, la perte de repère, la barrière de la langue, le mépris et la discrimination, et surtout l’indifférence gênée des bons français « qui ne peuvent aider, car on ne peut pas prendre en charge toute la misère du monde… ».

Mais au moins, elle ne mourra pas, massacrée par les talibans.

Mais je laisse le texte précédent pour toutes les petites Shalima, Nisar, Waqar, Rokhsar, Sonbal, Murtaza, Mustafa, Salma, Yousuf, Ismail d’Afghanistan; pour toutes les jeunes filles, les jeunes femmes et les femmes qui ne seront pas protégées contre la Sharia des talibans, cette loi des hommes violente et cruelle qui les nie, les torture, les dénature et les tue.Pour tous les hommes qui sont des hommes et qui respectent et aiment leurs femmes, leurs filles et leur pays et refusent d’obéir à une loi qui fait d’eux des bêtes sauvages.

Une loi des talibans qui trahit l’esprit de la parole de Dieu dans le Coran. Leur loi islamiste, caricature grimaçante de l’Islam, trahison de la parole divine, n’a, d’ailleurs, heureusement rien à voir avec l’ordre divin, quelque soit le nom de Dieu. Une loi imposée par des hommes faibles, minables, castrés, stupides, qui ont peur, et qui se vengent de leurs peurs devant la vie, l’amour et la joie par la destruction. Des anges déchus ? On a déjà vu cela…

Une loi qui a prospéré sur les ruines, l’humiliation et la destruction générés par les pays occidentaux dans les pays « sous développés ». La ruine des valeurs humaines, l’humiliation de la dignité humaine, la destruction du travail et des liens humains… Au profit d’une poignée de plus riches qui ne savent même plus quoi faire de leur argent…

Au bout du troisième yacht, on se lasse…

Et notre président qui a bonne conscience, qui avalise la destruction et la violence, qui méprise le peuple qui a fait la bêtise de l’avoir cru, ne parle, à propos de cet abandon des forces américaines et occidentales du peuple afghan, après avoir détruit toute organisation politique traditionnelle qui pouvait tenir tête aux talibans (qui n’ont rien de traditionnels), que de la peur des riches face à l’émigration !

Eh, Oh ! Ce sont des humains, comme toi ! Mieux que toi !

Et ces gens que tu méprises, apportent plus d’intelligence et de talent à la France que toi !

Ce n’est d’ailleurs pas difficile. La barre n’est pas bien haute !

Shahima, Nisar, 5 ans, Waqar, 7 ans, Rokhsar, 4 ans, Sonbal, 7 ans, Murtaza, 12 ans, Mustafa, 14 ans, Salma, 15 ans, Yousuf, 16 ans, Ismail, 19 ans, et tous les autres… pardonnez à la France d’avoir un président qui ne va pas essayer de vous sauver, de vous aider, qui vous refuse la fraternité et la bonté humaine.

Un président qui va faire de votre tragédie un thème de communication au mieux, un silence assourdissant au pire.

Pardon.

Et pour ceux qui auront réussi à arriver chez nous, Bienvenue.

On va se serrer un peu pour vous faire une place. Il y a encore dans ce pays des hommes et des femmes de bonne volonté…

Bisous

 

 

Regardez ces enfants et ces femmes, monsieur le Président, et dites leur, les yeux dans les yeux, qu’ils doivent mourir.

Shahida, 2 ans, Nisar, 5 ans, Waqar, 7 ans,…

Rokhsar, 4 ans, Sonbal, 7 ans, Murtaza, 12 ans, Mustafa, 14 ans, Salma, 15 ans, Yousuf, 16 ans, Ismail, 19 ans,

et tous les autres…

Leur univers c’était l’enfance. Les jeux, l’école, les rires et les bonbons.

Les câlins de leur mère, la tendresse de leur père, l’insouciance de grandir et d’apprendre.

Dans leur pays, l’Afghanistan. Ses montagnes, ses musiques, son art et ses fêtes où tout le monde partage des plats et des danses, l’amitié et les chants, l’amour et la vie.

Mais les talibans en ont décidé autrement.

Les filles doivent être esclaves.

Les garçons des combattants de l’Islam.

Aucun ne doit apprendre, aucun ne doit réfléchir, aimer, vivre libre.

Ils doivent juste obéir. Sinon, ils seront tués.

Devant leurs parents. Coupables de les avoir aimés et instruits, coupables de respecter Dieu le miséricordieux qui protège la vie des petits enfants, coupable d’avoir chanté et fait de la musique pour émerveiller le monde.

Aujourd’hui, ils essaient de fuir, de venir en France pour pouvoir vivre, pour échapper à ces hommes violents qui sèment la mort.

Mais Monsieur le président de France en a décidé autrement.

Il se moque que Shahiba, petite fille de 2 ans, soit égorgée.

Seul compte son petit intérêt électoral, et il n’est que mépris et indifférence devant le sort de ces enfants. De ces femmes violées et lapidées, de ces hommes torturés et égorgés…

C’est loin, c’est des sauvages, des terroristes, on s’en fout. N’est ce pas ?

Si Shahima, et les autres enfants d’Afghanistan meurent à cause de vous, monsieur le Président, vous en porterez l’entière responsabilité. Vous avez le pouvoir. Vous refusez de les aider. Soit.

Vous devrez donc assumer les conséquences de vos actes, de vos ordres.

Et je gage, Monsieur le Président, Messieurs et dames les ministres, que le regard innocent d’un enfant afghan, viendra vous hanter. Ce ne sera que Justice.

Vous aurez prouvé à la face du monde votre inhumanité et votre violence.

Vous aurez perdu toute légitimité à détenir la moindre autorité, le moindre pouvoir, vous ne serez plus rien.

Par votre seule et unique faute.

Shahima, depuis son paradis, vous demandera éternellement: « J’avais 2 ans, j’étais encore un bébé, et tu m’as froidement laissé mourir. Tu as condamné mes soeurs plus grandes à être des esclaves sexuelles, tu paieras. Tu paieras par la honte, le mépris qui s’abattra sur toi. »

« Regardes-moi, monsieur le Président de la République française, tu m’as tuée.

Regarde mes yeux d’enfant, et assume. »

Mais tu t’en moques…

Je sais bien, en écrivant qu’il est inutile d’en appeler à une humanité et à des valeurs auxquelles tu as depuis longtemps renoncé au profit du pouvoir et de l’argent.

Crise existentielle

Ben oui, cela arrive, même aux pros!

Cela arrive surtout aux pros…

Je traverse ces temps-ci des turbulences assez désagréables qui me poussent à tout remettre en question et à tout changer. On pourrait croire, que, Youpiii, on change la déco ! C’est joyeux, enthousiasmant et facile. Quelques conseils dans les magazines féminins, qui savent tout sur tout, n’est ce pas? Détachement, Yoga, méditation et ouverture des chakra et le tour est joué dans la joie et l’épanouissement (oui, la bonne humeur, ça fait plouc). En plus, il y a plein de petites entreprises éthiques par de jeunes-trentenaires-en reconversion -parce-que-leur-travail-(bien payé)-n’avait-plus-de-sens-pour-eux et qu’ils veulent « faire leur part » comme Rabhi l’a dit et proposer des produits éthiques et responsables qui vont sauver la terre et vous rendre meilleur… Si vous avez des sous à leur donner. Parce que … bon… Rabhi et l’austérité heureuse, ça va 5 mn. Après il y a les dîners (bio) en ville avec les cousins stat uper qui n’ont pas encore vu la lumière!

Je me moque.

Parce que tout ce fatras est mensonger et c’est juste du ripolinage de la société matérialiste, inégalitaire, productiviste et violente en vert bio et éthique. Du pipeau. Les trucs industriels ne se vendent plus, on va retravailler le produit en fonction de la cible pour faire acheter. Cher si possible. Et qu’en plus, cela ne marche pas.

Très honnêtement, cela m’agace autant que ces « groupes de travail pour le bonheur en entreprise » qui ne font que légitimer un harcèlement systémique hyper destructeur et violent pour humilier les gens. Vous êtes mal, c’est que vous ne savez pas gérer votre stress ou que vous êtes trop con pour comprendre les directives « bienveillantes » de votre boss. Ici, bienveillante veut dire paradoxale, donc destructeur…

Ben oui, une crise existentielle, c’est hard ! vachement !

Ça fait mal, ça bouleverse, ça angoisse. Ce n’est pas la douce pluie de Bali sur mon corps massé et détendu dans la réalisation de soi. C’est la putain de pluie glaçante du Nord, la nuit, quand tu es tout seul sur l’autoroute, coincé hors de ta voiture en panne (avec les clés à l’intérieur) perdu au milieu de nulle part et avec un téléphone cassé et des hurlements de loup qui se rapprochent, alors que des poids lourds à pleine vitesse te frôlent et t’envoient des gerbes dégueulasse d’eau bouseuse qui pue dans la figure…

Mais revenons à moi.

Mon petit moi sans importance qui s’agite dans son coin devant la bêtise et la violence généralisée de ce monde et qui n’y peut rien. Et qui a du mal à accepter son impuissance, et à comprendre une telle gabegie. C’est tellement absurde que j’ai parfois l’impression de devenir folle.

Donc moi.

Je ne sais pas si « moi » vous intéressera, mais j’écris quand même ma petite histoire personnelle de crise existentielle parce que je crois que pas mal de gens sont dans mon cas, et que cela pourra, peut être trouver des échos chez vous. Cela fait toujours du bien de réaliser qu’on n’est pas tout seul dans son merdier.

Donc moi.

Moi, un petit bébé fille qui débarque impromptu dans une famille qui s’en est trouvé bien embarrassée. C’est un euphémisme…

Ma maman ne me voulait pas, encore pire, j’étais une fille ! autant dire le mal absolu. (j’ai une maman particulièrement misogyne, pire que le pire des machos de mauvaise foi. Bien sûr en tant que femme, elle se déteste aussi… névrose névrose, quand tu nous tiens…). Comme maman est une femme d’action, elle a pensé très fort à éliminer le problème de manière particulièrement radicale… Mais bon, je suis là, elle s’est arrêtée à temps… Mais j’ai eu une sacré trouille… Depuis la mort m’accompagne comme une baby sitter fidèle. Je n’ai pas le droit de vivre.

Mon papa était bien emmerdé parce qu’il pensait quitter maman pour respirer un peu. Bing, une grossesse, coincé. Mon papa est responsable, il est resté. Autant dire que ce bébé, c’était pas un kif !

Mes frères ont été jaloux que je leur prenne leur mère, comme tous les frères. Déjà, ils devaient se la partager à deux et ce n’était pas facile, alors à trois!… Le problème a été vite réglé par ma mise à l’écart. J’étais un membre de la famille de deuxième zone. Ils ont fait bloc avec maman. Moi, je n’avais pas de place.

Il n’y a eu que mon pépé, ma grand mère et le prothésiste (mes parents étaient dentistes) qui m’ont accueillie et aimée comme on doit aimer un bébé. Juste parce qu’il est là, sans condition. Pour les autres il fallait que je mérite de vivre et de faire partie de la famille. Mais ces gens là ne vivaient pas avec nous.

Voili, voilà. J’ai grandi. toute seule, comme j’ai pu.

Je me suis forgée des croyances bien limitantes, bien nulles. Dans le genre, je ne serai jamais aimée parce que personne ne peut m’aimer. Je ne suis pas aimable. Je dois me soumettre aux hommes qui peuvent m’utiliser comme ils veulent sans rien me donner en échange. Je suis le deuxième choix, toujours, ou plutôt celle qu’on ne choisit jamais. Je n’ai pas de place dans ce monde. Invisible, inaudible, minable, inexistante…

Super joyeux.

Alors, ben, je me suis détestée, je ne me suis pas donnée de place, je me suis humiliée moi même.

Et les autres ont fait de même.

Cela dit, je ne suis pas une carpette. J’ai ma fierté quand même ! Alors, je me suis forgée un chouette faux self de fille battante, rigolote et intelligente. Surtout intelligente. Et je me suis inventée une vie de roman, à défaut de le vivre.

Mais là, ça craque. Le personnage se déglingue. Je n’y arrive plus. L’illusion, je n’y crois plus.

Mon cancer m’a donné un beau coup de pied au cul pour que j’arrête mes conneries. Que je me reconnaisse pour celle que je suis. Sauf que je me suis un peu perdue de vue. En fait, depuis toute petite, je lutte pour survivre mais je ne sais pas vivre tout simplement. J’ai une vague idée de moi, mais vraiment très floue…

Quels sont mes qualités ?

Mes talents ?

Mes forces ?

Mes désirs ?

Mes besoins ?

Mes défauts et mes manques, ça va. On me les a serinés toute ma vie. J’ai une vision assez claire.

Encore, ce ne sont peut être pas les bons. Mais ma plus grande fragilité est d’avoir besoin de l’Autre, voire de n’importe qui pour me sentir aimée… Je sais que c’est nul, mais je tombe éperdument amoureuse de n’importe quel godelureau qui me donne (ou fait semblant de me donner) un peu d’attention. Et je suis prête à le suivre au bout du monde et à sacrifier ma vie dans la minute. Ce qui en général les surprend un peu et les mets mal à l’aise (ils n’en demandaient pas tant) avant de fuir à toutes jambes.

Donc je veux changer ça. Commencer le grand ménage. Partir à la conquête de moi, me séduire et me faire confiance. Me permettre d’accueillir la vie et de m’accueillir moi même dans cette vie. Me libérer de mes peurs (vaste sujet), et de mes compulsions de dépendance affective.

Devenir libre parce que je suis moi. Et, enfin, recevoir …

Mais, mes croyances me collent à la peau, refusent de lâcher, squattent mon âme au prétexte qu’elles ont signé un bail éternel… Alors, c’est crise d’angoisse maison, terreurs, insomnies, douleurs partout et lutte pied à pied pour m’empêcher de changer…

Fatiguant

Bisous

 

Si on l’accepte…

Après avoir écrit mon billet du jour, j’ai été prendre ma douche…

Et là, sous le ruissèlement des gouttes d’eau chaude, j’ai réalisé que ce dont j’avais parlé ne dirait absolument rien à la majorité des gens de nos pays dits civilisés et « avancés ».

Il y a un tel engouement absolu pour la puissance technique dans nos pays riches que ce dont je parle paraître absurde, ridicule et taré à la plupart des gens. Comment, se passer de confort ? aller dans un pays où il n’y a personne? ne pas avoir de réseau ? ni même de douche ?

Mais c’est simplement d’un ennui mortel !

Ne pas pouvoir être informé, de pas avoir de moyen de communication, de distraction, de production, ne rien avoir de ce qui fait notre manière de vivre, de ce qui fait que nous nous croyons supérieurs, riches, intelligents, cultivés, prestigieux aux yeux des autres et raffinés à nos propres yeux, et en plus trouver ça bien, c’est soit être malade mental, soit complètement idéaliste, à côté de ses pompes et « on sait bien comment cela se passe, très vite, on revient à la civilisation la queue  basse, parce que c’est utopique et impossible.

Voire…

Revenir à la base, à l’être brut, sans ses colifichets productifs et manipulatoires, pour un temps (il n’est pas question de passer toute notre vie à Kerguelen), c’est peut être ce dont nous avons besoin.

Car, moi je veux bien, mais franchement, ceux qui vivent dans mon « beau monde développé », dans de grandes métropoles modernes, travaillant à 1h30 de chez eux, habitant des appartements minuscules, sans un arbre si ce n’est un truc chétif qui tente de ne pas mourir sur un trottoir, dans le bruit incessant des moteurs, des algarades et des machines, pour faire au bureau des trucs inutiles et chronophages sous l’œil stressé d’un chef de projet sous pression de son manager, être en permanence dérangé par le téléphone devenu un big brother version le meilleur des mondes, pour des trucs aussi passionnant que le prochain briefing (on ne dit plus réunion) ou reporting (idem) ou pres. (présentation sur power point: 2 mots par slide, bonjour la pensée complexe…) ou un méme de chat (pour les non initiés, et je sais qu’il y en a parmi vous, un même de chat, je ne suis pas sûre de l’orthographe, c’est une petite vidéo d’un chat en train de faire un truc rigolo… inoffensif mais parfaitement crétin et multiplié par des millions de partages dévastateurs pour la planète), pour ensuite s’effondrer, après 1h30 de RER ou de voiture pour rentrer chez soi, dans un canapé IKEA devant un écran Netflix ou conjoint tout aussi épuisé, sont heureux ?

Oui, plus fort que Proust…

Mais qui connait Proust aujourd’hui ?

Non, ce n’est pas un Youtubeur qui fait des bruits incongrus…

Bref…

Parce que je suis bien obligée de constater que les gens, dans ces grandes villes modernes, ne respirent pas la joie et la bonne humeur ! Les vendeurs de médocs psychotropes font leur beurre !

Un conseil: achetez des actions pharmaceutiques (autre conseil, vendez dans 6 mois max, et envoyez moi 10 %, c’est ma com.)

Donc, la modernité ne fait pas le bonheur.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: la modernité peut faire le bonheur de quelques uns. (Pas beaucoup, certes, environ 1 %). Ils ont l’air contents.

Après, est ce que c’est vrai, je ne sais pas…

Quand on en arrive à acheter une sculpture invisible, c’est à dire qui n’existe pas, juste délimitée par 4 scotchs à terre, on peut se demander… Au moins Picsou se baignait dans sa piscine de sous, et semblait content de le faire. là, ils achète du Rien… Euh…

(https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/06/11/en-italie-une-sculpture-invisible-vendue-aux-encheres-pres-de-15-000-euros_6083767_4500055.html)

Faut il qu’ils en soient arrivés aux limites de l’absurdie.

Alors, à côté, mon panégyrique des 25 jours de marche aux Iles Kerguelen, c’est de la petite bière… une promenade conceptuelle de santé.

A mon sens, il y a vraiment quelque chose à en tirer de cette expérience dans l’essentiel de la vie, là où elle est sur le fil, dans cette terre inhospitalière où l’être humain est forcé de revenir à lui même car il ne peut s’échapper du réel, grâce aux paradis artificiels et numériques.

Il y a quelque chose à tirer de cette histoire toute simple d’un homme qui renonce à ce que l’on nous présente comme indispensable, pour marcher comme un forcené dans les landes brumeuses et froides de ces îles sauvages: qu’il y a peut être une voie simple vers le bonheur, une voie qu’on dévalorise comme utopique et idiote, impossible et folle, une voie au delà de laquelle la modernité consommatrice, productiviste et totalitaire nous entraîne, une voie brute mais efficace. Peut être la seule voie possible.

Bien sûr chacun pourra adapter cette voie vers l’essentiel et vers soi même à sa façon. Il n’est pas nécessaire d’aller si loin ou de s’imposer tant d’efforts physiques. On peut faire la même chose de sa chambre.

Il s’agit juste de choisir, et parfois de renoncer. Pour être en cohérence avec ce qui donne du sens à notre vie, et nous maintient dans le désir de vivre. Non pas « faire » ou « avoir », mais « Etre ». Etre soi et avec les autres qui « sont ».

Cette île « qui m’a vu mouillé, transi, barbu, sale, amaigri, malodorant, tanné, épuisé, et pourtant constamment heureux; Cette ïle, c’est la métaphore de ce lieu, cet espace en nous que nous devons retrouver pour être heureux.

Ce lieu du rien, du vide, qui existe en nous et non dans la géographie…

Bisous

A vos clavier, je suis bien persuadée que chacun a sa propre manière de voir les choses.

Dites moi. Cela m’interesse…

Re Bisous

Partir ailleurs…

En cette période de limitation de nos déplacements et de peur des autres (possiblement contaminants… ou pas…) nous nous laissons aller à des rêves de voyages et de départs.

Un éditeur malin a réédité « Marcher à Kerguelen » de François Garde, dans l’idée, sans doute que cet ailleurs du bout du monde, cet incommensurable ailleurs, allait tenter les français assignés à résidence.

Marcher à Kerguelen… là où il n’y a rien, personne. Des cailloux, de la neige, des glaciers, des rivières, des tourbières et un ciel immense, vide. La mer aussi. L’océan indien, plein de vie, lui, mais périphérique, comme un ruban de vie qui entoure une terre vide, mais non pas morte.

Je n’ai aucune envie d’aller faire moi même cet exploit sportif, traverser du nord au sud cette île désolée. Mais  je comprends la démarche. Aller vers le rien, l’ascèse, se dépouiller de nos oripeaux pour s’alléger et redonner de l’importance à l’essentiel. Nous. Notre petite personne, notre corps, notre esprit, notre intelligence, nos émotions, mais à la base, quand même, notre corps dans sa fragilité et sa force qui est notre seul garant de la survie. Notre seule raison de respirer.

Notre corps qu’il faut alors nourrir, soigner, écouter, protéger, et non pas travestir, donner à voir, trahir dans un jeu social qui nous rend dépendant de tant de choses… Notre corps qui est notre meilleur serviteur et qui nous permet la vie par son incarnation. Qui nous permet d’agir, de percevoir, de comprendre, d’aimer, de réaliser l’invisible dans la réalité du monde. Notre corps que nous négligeons pour nous en servir comme d’un mannequin esclave pour lui faire jouer nos peurs et nos délires, pour en faire un instrument de pouvoir et d’irrespect, surface vaine d’un être vide.

Ici, l’autre est un autre-même, un être humain dans sa familiarité et sa différence d’avec moi, un être avec qui tisser des liens, avec qui éprouver des émotions et se sentir vivant. Ce n’est pas un faire valoir, un alibi, un spectateur de notre mise en scène derrière laquelle notre être se cache.

L’autre, dans ces terres désolées, est précieux et vrai. parce que nous sommes nous mêmes précieux et vrai. Dans ces îles traversées de vent et de neige, il n’y a personne. Ce qui redonne sa vrai valeur au compagnon de marche.

Ils étaient 4. Et pendant 25 jours ils ont alterné la vraie vie de l’être humain: à la fois être seul, et avec l’autre, dans un tango qui ne s’arrête pas pour rester vivant. Parce que pour être soi, il faut accepter aussi l’autre, et se relier.

Ainsi, notre corps nous remercie en faisant les efforts soutenus nécessaires pour traverser ces terres australes, au sud du sud. Mais surtout, il nous permet de voir, de sentir, de ressentir la beauté du monde, des autres et la beauté d’être en ce monde. Les paysages sont somptueux, les ciels plein d’étoiles, les eaux cascadant partout, miroitant en lacs tranquilles, dégringolant des montagnes ou paressant sur les plages de sable noir, les animaux sereins et indifférents, sans peur, émouvants, l’amitié des marcheurs et leurs efforts pour s’entendre est aussi une nourriture essentielle… C’est un chemin rude et direct vers l’acceptation de notre petitesse, fragilité et en même temps de notre immense richesse d’être capable de profiter de tout ça, et de le savoir…

Là bas, on ne se raconte pas d’histoires. On ne domine pas. On ne peut que tenter l’humilité et le respect.

Mais, il me semble, après avoir lu le livre, que cette humilité et ce respect nous ouvre la voie royale vers le bonheur…

Parce qu’enfin, on se rencontre, soi. Dans notre vérité nue.

Si on l’accepte.

Apocalypse or not apocalypse ?

Devons nous avoir peur des temps qui viennent?

C’est vrai que l’ambiance est morose, voire anxiogène. On nous rabat les oreilles de catastrophes et d’effondrements qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux.

Les films, livres, médias divers nous assomment d’images et de discours épouvantables dans lesquels l’humanité sombre dans un cataclysme géant. Le dit cataclysme change un peu selon les croyances et les opinions politiques des gens:

A droite, on voit venir la guerre civile avec des hordes de pauvres, des terroristes (c’est à dire simplement des étrangers basanés), des monstres assoiffés de sang qui vont venir tout détruire « chez nous » et égorger dans nos bras nos femmes et nos enfants (musique de la Marseillaise).

A gauche, on voit venir une terre brulée et devenue folle, polluée et détruite, qui va amener des milliards de gens à mourir de famine, de drames climatiques (raz de marrée, inondations, feux de forets, pandémies etc…) et de cancers variés dus aux polluants.

Joyeux.

On a hâte d’y être !

Mais pourquoi ? J’aimerai me poser la question de cette tendance à programmer l’horreur dans l’esprit de gens et à leur faire peur. Ça profite à qui ?

Parce que l’on sait que la peur est une émotion qui annihile le jugement, qui pousse à l’inaction (on est tétanisé), à faire n’importe quoi (on panique), qui rend agressif. C’est à dire tout ce qu’il ne faut pas être ou faire dans une situation de crise.

La situation est grave. Certes. L’humanité, par le fait que quelques imbéciles (en gros 1%) qui se croient plus intelligents que les autres parce qu’ils savent s’amuser avec un code binaire (0, 1) et l’utilisent pour mettre en coupe réglée la nature et le monde, tout en persuadant les gens qu’ils ont LA seule et unique solution à Tout grâce à ça, est dans de sales draps. (quasiment du Proust… relisez si nécessaire)

Ils ont tout abîmé, ces C..s ! Et ils en sont fiers en plus !

Et ils veulent aller plus loin pour que rien ne change. Ce qui se fera si on accepte d’être totalement dépendant d’eux (puisqu’ils ont LA solution (la technologie), qu’ils sont les seuls à l’avoir (les brevets) et qu’ils contrôlent les moyens de la mettre en oeuvre (l’argent). CQFD

Pour cela, il faut qu’on soit tétanisés de trouille.

Qu’on soit persuadés qu’on ne peut rien faire sans eux (c’est à dire sans argent et/ou sans technologie ou brevets).

Bien sûr, certains d’entre nous vont devenir violents puisque la peur peut rendre agressif. Mais cela ne concerne qu’une minorité. Mais ils ont mis en place un appareil répressif de premier choix pour les réduire très vite au silence. Au nom de l’ordre et de la paix. Et de la démocratie…

Bon.

Et si on prenant du recul ?

Et si on se disait qu’avoir peur n’écarte jamais le danger et qu’il est plus judicieux de le regarder en face et d’élaborer des réponses intelligentes. Des solutions alternatives.

Et si on réfléchissait à cet épouvantail qu’on nous joue ?

Ces Cassandres s’appuient sur l’histoire pour nous persuader que cela se passe toujours ainsi et que tout changement de paradigme est dangereux, épouvantable, cataclysmique (la chute de l’empire romain, de l’empire Maya, les Vikings razziant nos côtes, la terreur révolutionnaire, Pompéi… et leur cortège de massacres, d’égorgés, d’étripés, de violé(e)s et de destruction ? )

Voyons voir…

L’histoire est faite par et pour les puissants. Elle nous a habitués à avoir peur des bouleversements sociaux, des effondrements de systèmes de pouvoir, des révolutions et des conquérants qui leur prennent leur place.

Ce n’était pas des parties de plaisir. Mais pour qui ces évènements ont été les pires ?

Suspens….

Pour ceux qui avaient quelque chose à perdre: leurs richesses, leur pouvoir, leur autorité, leur place dominante.

Les autres n’intéressaient personne. Enfin, ceux qui ne restaient pas loyaux à leurs anciens maîtres déboulonnés ont pu y gagner leur liberté (les esclaves, les femmes mariées contre leur gré, les pauvres, les serfs, les enfants libérés de leurs liens de caste ou de classe…). Pour les autres, ils partageaient l ‘étripement de leur maître. Que c’est noble ! Mais bien dommage pour eux.

Pour ceux qui ont laissé leurs maîtres assumer tout seuls leur place de puissants, le changement a pu être une belle opportunité de construire une autre vie, plus libre, plus intéressante, plus chouette en somme.

Les bouleversements de cet ordre, massifs et globaux, sont des moments de redistribution de pouvoir, de destitution des puissants, de table rase pour détruire ce qui ne fonctionne plus. C’est parfois un peu violent, mais cela peut permettre de retrouver une société plus équilibrée et plus juste. Bon, ok, parfois pas…

Parce que, là, tout de suite, détrôner les puissants, leurs porte flingues et le système capitaliste financier qui massacre la terre, le vivant et les hommes… Ben, c’est pas une catastrophe.

Que la bourse s’effondre, chouette ! Ils perdent leur argent. Vous en avez, vous des dividendes ? Non. Bon alors, qu’est ce que ça peut vous faire ? Il n’y aura plus de liquidités car les banques vont se casser la figure avec? Chouette! On va se mettre en place une monnaie locale pour nous, pour acheter les œufs de Ginette et les carottes de René du coin (et même le pastis de Marius de chez plus loin) et on se fout pas mal de ne plus participer à l’économie mondialisée (sous la forme d’un achat en supermarché d’un pot de Nutella plein d’huile de palme ou d’un tee shirt qui ne passera pas le premier lavage et a été cousu par des esclaves).

Les multinationales s’effondrent?  Chouette ! On a compris depuis longtemps que compter sur elles pour nos emplois est un leurre et on ne travaille plus pour elles (sauf ceux qui se laissent manipuler, comme les anciens esclaves loyaux, voir ci-haut. mais bon, c’est leur choix). D’abord, elles ont licencié à tour de bras pour réduire les coûts (et on robotise, et on délocalise vers les pays esclavagistes, Chine, Éthiopie…! L’idéal étant l’usine sans salariés). Donc, des emplois, de toute façon, il y en a de moins en moins (et elles gagnent de plus en plus de sous). Ensuite, on préfère ne pas attraper le burnout, et on a choisi un travail qui a du sens dans un environnement humain. Et comme les multinationales s’effondrent, il y a plein d’opportunités pour produire des tee shirts de qualité ou des pots de pâte à tartiner aux noisettes du jardin sans huile de palme…

Le cours du pétrole s’effondre ? On s’en fout. On s’est organisé avec ses voisins pour construire une éolienne avec nos petites mains et mettre des panneaux solaires récupérés sur nos maisons, et on a Duduche le cheval pour aller faire les courses au marché du coin. Et c’est jour de fête, on y rencontre plein de gens à qui on parle ! (et on récupère son crottin pour nos jardinières)

Il y a une pandémie ? On fait confiance à notre hôpital du coin et tout le monde va aider parce que on ne laisse personne tout seul, ni les malades, ni les vieux. Et bien sûr, tout en isolant et en soignant correctement toute personne infectée, on met en place une quarantaine comme période de réflexion et de méditation pour protéger tout le monde…

Il y a des réfugiés climatiques ? Bienvenue pour toute l’intelligence et les savoirs faire qu’ils amènent chez nous. Vous savez ferrer un cheval, vous ? Fabriquer un pot ? Coudre un manteau ? Raconter une histoire passionnante ? cuisiner un mafé ?

Bien sûr, il y aura des problèmes. Des années compliquées où le climat s’affole et empêche une belle production agricole, des voyages qu’on ne pourra plus faire, des chaleurs et des tempêtes terribles, des morts et des maladies dues à tout ce que nous avons subis, des gens violents, des cons et des criminels…

Et il est même possible qu’on n’ait plus de portable, ni de Netflix. On ne pourra plus regarder des mêmes de chats ou avoir une appli pour savoir si on a fait le bon nombre de pas dans la journée. On ne pourra plus aller un Week-end à Djerba ou un semaine à Bali… Oui, je sais , c’est triste.

Mais  tout ça, on l’affrontera ensemble. Et on trouvera des solutions pour bien le vivre. POur le vivre du mieux possible. Déjà pour rester vivants, ensemble.

Donc à quoi bon avoir peur ?

Que les puissants d’aujourd’hui aient peur, je le comprends. Ils vont tout perdre.

Mais pas nous. (De toute façon, je n’ai pas les moyens d’aller à Bali, ni même à Djerba, et je n’ai pas Netflix)

Mais il faut prendre conscience que nous lier à eux est dangereux, ça, oui. Sinon, on sombrera avec eux.

Il nous faut accepter de changer nos façons de voir la vie et introduire de nouvelles valeurs:

Au lieu de la dépendance à leur argent, à leurs écrans ou à leurs brevets, la liberté !

Au lieu de l’emploi dépendant du système pour un salaire, la fierté d’un vrai travail qui donne quelque chose de vrai, de concret à la société et aux autres !

Au lieu de la soumission aux puissants par la peur, la démocratie !

Nous sommes bien plus intelligents qu’eux. Nous sommes plus scientifiques et experts qu’eux (qui disent souvent n’importe quoi avec un bel argument d’autorité, creux et crétin)

L’Apocalypse n’est pas la fin du monde, c’est l’avènement d’un monde nouveau.

Qu’en pensez-vous ?

Pour des solutions et des explications sur notre monde, Ref Vandana Shiva. 1%, reprendre le pouvoir face à la toute puissance des riches. Elle est trop géniale, cette nana !

Bisous

Effondrements…

Notre vision de l’effondrement à venir est dépendant de ce qu’on nous a appris et de la vision orientée des historiens mâles, blancs (souvent) et dominants ont construite.

Il est désormais dans notre imaginaire synonyme de chaos, de violence et de désordre. Toute atteinte au pouvoir en place et à l’autorité installée est vue comme une catastrophe. Une catastrophe venue de l’extérieur. Jamais de forces intérieures de débilitation et de destruction comme l’augmentation délirante des inégalité, la violence intérieure des tenants du pouvoir ou une organisation sociale qui privilégie une caste au détriment du peuple… Soit ce sont des hordes de barbares, soit des idéologies mais jamais le société elle même qui s’effondre par l’action de ses propres forces contraires et de sa propre violence.

Marx a cru que la violence des prolétaires les libèrerait du joug des puissants.

Ça n’a aboutit qu’à l’asservissement des prolétaire par des apparatchiks.

Ça n’a pas marché.

Ça ne peut pas marcher. Mais cela n’est pas là mon propos.

Nous sommes aujourd’hui devant une menace d’effondrement.

Ne le regardons pas avec les yeux des puissants qui perdent leurs privilèges.

Dans un monde qui tourne le dos au néo-capitalisme financiarisé, connecté et globalisé, qu’avons-nous, nous, le peuple à perdre ? réellement ?

Concrètement pas grand chose de bon.

Reprenons notre démonstration historique avec un exemple: les invasions vikings des années 840-930 en Bretagne. Dans l’Histoire populaire de la Bretagne, on peut lire : » Dramatique pour les riches monastères systématiquement pillés, elles le sont beaucoup moins » pour les pauvres, les esclaves. La fuite de l’aristocratie et des riches devant les « hordes barbares » brisant les liens très stricts de la dépendance personnelle. Les pauvres aliénés aux riches ont pu en profiter pour recouvrer liberté, voire bien être en s’alliant avec les vainqueurs qui avaient besoin d’eux pour connaître les lieux.

La chute de l’empire romain n’a été un désastre que pour Rome et pour les maîtres, les riches et les tenants du pouvoir. Les autres ont pu en tirer profit et liberté, selon leurs choix. Ceux qui sont restés fidèles à leurs maîtres ont du souffrir et mourir. Ceux qui ont accepté le changement et s’en sont accommodés, reprenant la responsabilité de leur vie sans allégeance aliénante ont pu refleurir. L’esclave a pu devenir artisane, ou paysan, épouser qui bon lui semblait, et même s’allier aux nouveaux maîtres. Loin d’une image d’Épinal, ce ne fut pas toujours très joli, mais cette description est certainement plus vraie que celle d’une catastrophe vécue par tous sur le mode catastrophe.

Aujourd’hui, c’est pareil.

Il y aura les fidèles qui vont en prendre plein la gueule.

Il y aura les autres qui auront fait un autre choix et vivront différemment. En indépendance mais pas autarcie. Car ils seront assez nombreux pour créer des communautés reliées les unes aux autres (et là, vive le numérique libre).

Un monde s’effondre. Mais ce n’est pas Le monde qui s’effondre.

Un autre monde est en train de naître. Mais la sélection naturelle va faire son œuvre.

Soyons fraternels et solidaire pour affronter la vague et reconstruire après. Individuellement, on ne sera peut être plus là, mais on aura semé. Il y aura des nouvelles plantes !

Le monde naturel est en train de s’occuper à les bloquer. Eux mêmes sont en train de s’autodétruire. Et ils ont peur. Normal. La peur est très mauvaise conseillère. Elle rend agressif et autodestructeur.

Nous, n’ayons pas peur! Ce qui se passe est un bon nettoyage de ce qui, dans ce monde, ne marche pas et détruit tout.

Des Bisous

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